M. TROTTIN
Comment est-il possible d'administrer lorsque faut de gens se mêlent ae nos affaires? Ici, c'est nue plaU aanterie sur Tinscription de notre fontaine , inscription rédigée par Tacadémie en corps ; là , une critique sor des lenteurs administratives; ailleurs, des plaintes snr le pavé ou les réverbères. C'est à n'y pas tenir. Et ce qui prouve encore davantage la grandeur dn mal, c'est que tout le monde s'en mêlé , et que rUltramemUiM ne nous épargne pas plus que les autres. A quoi donc, je vous prie, la ceiisore doit»eIle servir?
LE PRÉFET
Mais enfif , M. Trottin, il faut lien me les-joonnax
disent quelque chose , et il £iut lent savoir gré d'éclairer l'administration.
)f. TR0TTI5.
Non pas , M. le vicomte , leurs lumières nous éiiioois' sent. Qu'ils traitent de hautes queftions poGtiqaes, qu'ils signalent les erreurs des ministres, à hi biniBe heure; mais qu'ils oous laissent administrer en paix, en ftunille , «autrement l'on n'y peut pas tenir.
LE PRÉFET
Mais les ministres ne sont pas du tout de votre avis, «t quant aux questions politiques , vous saveju..
4tf. MIOTTIN.
Je sais que les jésuites et les ultramontains n'en veulent pas entendre parler; mais «ntre nous, M. ie vicomte , il ne faut pas écouter tous ces messieurs de la congrégation qui se 'mêlent de tout, se fourrent futout et gfitent tout ce qu'ils touchent.
Silence, M. Trotlinj voici M» de Saint-Ignacer