‹ Censure de 1827Chapitre 12 sur 91 · RUE BB •■!» , H · texte numérisé non relu

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SECONDE LETTRE

A M. w AiAAffinm ma j^ommi. sm riaidi

SDR t'^TAT

DES AFFAMS PVBUQUSS

Par »[. 4. PB SALVANDÏ.

PARIS

A. SA{JTE(£T BT G% UBBAIRES,

19 Jaillet 19^7.

TABLE DES MATIÈRES

Risiwé des principes de la monarchie conslitutioa- ^

nelle de France • • ..

Appttcationauxfaits de la politique courante ««'•

POUTIQVB BXlÉEIElïmB.

Afiaiies de la Grèce ^-

— Affaire d'Alger. ..••-•/: Jo

— Etatdè TEspagne. Guerre civile ^^,

Extraits des journaux angUds *®

— RéYolution minbtérielle d'Angleterre aa

FOUnQVB IHTBBIEITaB.

Formation des listes d'élection et du juiy. Bruit et probabUités d'une dissolution prochaine de la Chambre des députés; deroirs de tous les eleo-

— Election d'Angoulême. Faux électeur ....... • 3?

Violation de la publicité des débats judiciaires.

— Affaire Rératry '["yC"

— Affaire de M. le duc et de mad. la duchesse

de ***. Affaire du Constitutionnel et du Courrier français 7^

—Entrepôt de Paris et doléances du Hâyre 41

— Etabliss. monastiquesrCapucins, jésuites, elc . . 44

— De l'esprit public. FeuiUeton sur Tartufe .... 4*> Des gendarmes et rixe à îà gjra/idç Chaumière. . 47

— Statistique de la librairie -'• 49

Coquetterie de la censure enrers Napoléon . ... w.

— Personnel de la censure. Nourelles démissions.. 5o

Aggression de la censure contre les personnes. . 55

Hardiesse de la censure; coptore la propriété 57

Hardiesse de la censure' conbe la pers. du Rot . . 5^

(JOIf^SPOHDÀHCE .

Lettre des auteurs dé la VilléUade à M. de Salvandy. 61 1- Lettre de M. le duc de Choiseul à M. le ricomte

de Bonald ^

Réponse de M. le vicomte de Bonald tp

— Nou V . lettre de M. de Choiseul à M . de Bonald. 64 —Réponse du comité de surveillance de la censuje.- tp-

CoifCLVSlOK 7^

SECONDE LETTRE

M. lE KÉbAClrfitJR DU JÔtïlNAL DES DÉbXtS.

' MÔNâEURv

Dans ma ]preâiièi:é lettré, jai poké des prin-^ cibes ; aujourdliili je deéceildrat de ces hauteurs. G ee^ à là politiqae du jour que je consacrerai ce* notlvel entretien : tx>us les fetts i^iii Sr'accômpiisseùt bu se préparedt , dBFritoht à Mes tnatimes dés ébomietitaite^ ëléquëné et de Ynreé démonstrà-tiôàs.

Les {^rttièijpes cjue j'ai posés sont bien simples. L'histoire, la tôiisciénce publique, lés sermens de deux rois , là GhâHe enfin , et sod mémorable ptéktbhiûé^ itië lei ont fournis. Tout se ir^dùit i ce peu dé àibb : là inbnarcliié épuisée et éàdùqué de Tànciten ré^ioië ne peut reiiaître du sein des raines , piàrde (}d'bn Fa bien dit , les morts ne reviennéht pas.

A ua peuple chez lequel tout est nouveau , les mœurs, les affections, les études, les prospérités , il faut des institutions nouvelles , et ces institutions furent établies par le pacte saint sur lequel la restauration repose. Tout ce qui les affermit, affermit le trône, et satisfait, anime , enrichit la France ; tout ce qui les ébranle , compromet la royauté dans l'affection des peuples et dans leur respect , sape ainsi les bases de sa puissance, met en question le présent, en péril l'avenir, et affaiblissant au-dedans la Restauration, affaiblit au-dehors la France. Car alors, sur les poteaux de nos frontières où le monde devrait lire : sécurité, union , force, liberté, ces mots se font seuls voir : discordes et révolutions.

Ce n'est pas que la Charte n'ait laissé le champ libre aux débats des partis sur la distribution des forces et la délimitation des pouvoirs. Il est permis à tout le monde, soit opposition, soit ministère , de faire effort pour assurer plus d'empire aux chambres ou à la couronne , et plus d'influence aux masses ou bien aux classes éclairées, riches et polies. Cette lutte entre les opinions et les forces contraires est de droit commun ; elle constitue le droit public des Français. La grande transaction de i8i4 "'^ établie, l'a prise sous sa garde, afin que de ce combat na-

qaissent des prospérités plus grandes ; c'est pour cela même qu'il n'est permis à personne , pouvoir ou factions, en disputant sur les détails de l'édifice, sur des questions d'équilibre, d'attenter aux bases. Le fait^ les maximes, les formes, le droit, l'essence de la monarchie constitution-^ nëlle, sont inexpugnables.

Dans la mônai'chie absolue^ l'Etat c'est le prince. Sa volonté c'est la loi. Le principe de tels gouvernemens est l'obéissance ; leur force , le ^aive ; leur ressort , la crainte ; leur condition , le silence. Là il n'y a poiut d'affairés publiques, et partant point d'examen. Il n'y a point de raison ni de conscience nationale ; la conscience et la raison politiques ne sont qu'à l'usage du pouvoir. Il ti'y a point d'estime publique ^ la faveur en tient lieu. Racine a raison de mourir pour avoir encouru la disgrâce de celui qui pouvait dire : L'Etat, c'est moi.

La monarchie constitutionnelle a d'autres rè^ gles et d'autres maximes. Là, il y a'une chose publique dont l'intérêt domine tous les intérêts et dont l'empiré domine tous les pouvoirs. Là il y a une volonté publique à laquelle seule est due obéissance : son nom est la loi. Il y a une conscience générale dont les arrêts sont , pour tous les citoyens , des récompenses ou des châtimens,

wie f fttson fiotiveraîae <k)iit les saQ^age^ soat u^e pnm9mcef.H k^ âi^smf'imtnB dç$ dangers; on l'â()|>eUe lX).pidioQ» La disciuusioâ est le priaçipa de œs gouvero^meas ; la ipârole est leur glai?€ ; la confiaace est leut ressoi^t; la , publicité en^n eal leur ooaditîon.et leur vert^. jLa pjubl)citë est lame , elle est la vie du ^yst^me représentatif : car C'est par elle que le pËiys Côiaïadt ses affaires et les discute ^^ar et le qu'il coi»naît Bes citpyeaset q'u'il les juge* La- politique extérieure eu a )>^soia pour être puissante et respectée; bar ;ai|trei|Oient 1 étranger ignore s'il traite ayec. uUe royauté. solitaire ou ^avec une iK)yavité soutenue des Ycapx de tout un peuple* La politique intérieure ne peut s'en passer davantage; le commerce et l'indusfïie, pour avoir sécurité ^ les finances, pour produire le cnédit ; l'autorité^ pour obtenir la confiance, cette confiance souveraine qui , dans un ordre de choses où une partie des grands pouvoirs sont électifs, dispose des destins de l'autorité ; les simples hommes enfin ont besoin de ce. flambeau pour , établir leur 'renommée dans un systètne où tot)t le monde ^ droite au libre jugement et aux suffrages librea de son pays.

Mnei^ quand le ntipistère proclamai ce qui, depuis six mille aps» ne: s'était pps vu encore, i|ne inimitié profotide pour l'opinion, cette grande voix

qui, lorsqu'elle blâme, s'appelle le mépfis public, lorsqu'elle loue , la publique estime, lorsqu'elle adDorii-e , hi gloire, Ibi'squelle juge le passé, la postérité, loiisqu'elle a pour' interprètes lei^poa»- Toirs politiques, la loi, il proclama uoe inimitié' audacieuse et sauvage pom* leprineipe^mème du gouvememeut qui a reçu- ses ««rmens* et tes uô** ires; et, lorsqu'il! a iQt&^t la publicité aux Pran-* çais, il a ren^erséiâ première^deads institutions,celle q4ii est la cendilion de louttesles autras,. celle qui est la condition même de k Res^ura* tien-, puisqu^Ue est Tappui et le rempart du' régime que la Restauration a fondé.

Maintenant, passons des principes aux applications.

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