‹ Censure de 1827Chapitre 48 sur 91 · NOUVELLE · texte numérisé non relu

NOUVELLE

— Les effets de la censure se marquent surtout. Monsieur, dans les bruits ridicules que la crédulité , que la sollicitude publiques accueille

et propage. Il n'est pas de projets téméraires qa'on ne suppose placés par l'administration sur le voyage de Saint«<Omer. Ces rumeurs sont insensées. Le voyage dont des esprits chagrins veulent alarmer la France aurait /dit-on, été contremandé, si nos rois savaient manquer à leurs promisses, La fatigue d'une excursion aussi lon^gue, et celle des manœuvres militaires qui se succéderont rapidement, ne peut être compensée que par l'intérêt d'acquitter une bienveillante parole envers l'armée , fatiguée elle-même des embarras inévitables d'un long campement. I/autorité d'ailleurs a prévenu les populations sur toute la route pour qu'elles pussent arriver à temps , et border la faaie à leur roi , eil sorte qu'il y a de ces engagemens que nos princes ne savent pas rompre. Mais le voyage aura peu de durée , et ne sera un événement que pour tout ce qui profitera des grâces de la présence royale. Le cours des destins publics n'en sera point infl uencé. ( Communiqué. )

— M. le duc de Fitz James a refusé l'ambassade d'Espagne. L'héritier du maréchal de Berwik eût été personnellement bien placé auprès du trône de Philippe V. Le refus du noble duc est donc généralement expliqué par des considérations politiques. Le ministère semble à tous les

bons esf^rits bien Igé pour des associations iiott** Telles j et' cette révélation de la façon dont le jagent décidément les hommes d'honneur et de sens y parait avoir produit dans le monde le plus élevé nne impression profonde. L'esprit de la France pénètre ainsi de tontes parts dans ces hautes régions oà Dieu n'a pas encore permis à nos prières de monter.

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