FAITS DIVERS
LISTES El.EG'WRALIElS.
La censure continue à nous sauver fidèlement des dangers d'une stricte observation des lois , dans.ee qui est le point capital du gouvernement sous lequel nous vivons. Elle a rayé deux article^ du Constitutionnel ainsi conçus :
— Il vient de se former à Lyon, à Châlons-sur-Saône et à Nancy, des bureaux de consultation gratuite pour éclairer et diriger les citoyens sur les formalités qu'ils ont à remplir pour être inscrits sur les listes d'électeurs et de jurés.
— Et cependant il est à remarquer que quelques maires de Paris ont refusé de recevoir les pièces mentionnées par M. le préfet de la Seine , sous le prétexte que le contribuable n'y joignait pas les titres de propriété ; coimme si ees citoyens pouvaient. être soumis à une contribution foi^ciârf s'ils ne possédaient pas des immeubles ! comme s'il pouvait y. avoir un effet sans caisse ! .
Le maire dira-t-il que, pour certifier qu'un citoyen p<7Jsède^ il faut qu'il voie le titre qui constate la propriété ? Mais la possession est prouvée par le paiement actuel de l'impôt. Et d'ailleurs , que dirait le maire , si l'un de ses administrés lui répondait : « Vous me demandez les titres
en Tertn desquels je jouis de Fimmeable imposé, je n'en » ai point; je possède parce <{ae je possède j mon père, » mon aïeul , en ont joui de même ; la prescription , pa— » troue du genre humain , est mon titre, et celui-là n'est » pas écrit sur des parchemins. »
Ajouter à cette demande celle de faire certifier l'identité du réclamant par deux témoins , est , nous l'aTons déjà dit , une véritable chicane.
Et si ensuite ils veulent encore d'autres témoins pour constater l'identité des deux premiers témoins , il faut les amener encore; car il ne faut pas que les citoyens se lassent ; il faut qu'ils se rappellent sans cesse que la Im sur le jury intéresse la vie, l'honneur et les droits les plus chers des citoyens.
Au reste, la liste qui doit être terminée le i5 août éclaircira tous les doutes. Nous aimons à croire que, par son exactitude, elle dissipera les soupçons que les entraves éprouvées dans quelques mairies ont déjà fait naître.
TEMPLE DE NERAC
Le roi , par une ordonnance rendue en son conseil , a décidé que le temple de Nérac serait restitue aux chrétiens des cultes réformés. Le Courrier Français^ en racontant le fait, louait ce témoignage de la tolérance royale. La censure a eu soin de défendre du danger de ces louanges le gouyemement de S. M.
COMl^OSITION DB LA CENSURE.
Le ministère est parvenu enfin , après cinq semaines de travaux , à réunir six censeurs. En annonçant cet événement d'après le Moniteur , un journal désignait , par le titre d'honorable , le censeur démissionnaire , M. Fouquet^ archiviste de la couronne. Le conseil a supprimé l'article officiel tout entier , pour châtier ce nom d'honorable, tacite suffrage qui sentait la rébellion. On voit que ces messieurs sont bien résolus à ne jamais mériter le même éloge.
DUC DE LA ROGHEFOUGAULT LIANGOURT.
La Gazette de Lyon racontait qu'aux funérailles de M. le maréchal de camp Maccarthy , les jeunes gens avaient descendu le cercueil du char funèbre pour le. porter eux-mêmes au champ du repos. Le Constitutionnel rx^ pu imprimer cette courte réflexion :
Voyez ce que c'est que l'esprit de parti ! il applaudit au sujet de M. Mac-Cartlij ce qu'il blâmait envers le vénérable duc de la Rochefoucault-Liaucourt.
PRINCE DE POLIGNAG.
' M. lé prince de Polignac'a été mis à un index
qu'on ne dis|Hita jamais aux nations sensées et aux nations libres. Le ministère anra fait ainsi deox miracles. Il àiûa réossi tour-à-tour à user la presse étà la ranimer.
Aussi a-l-elle bon courage. Les éenyains ne se lassent pas de produire, ni le public de déyorer. La seconde publication des Nobles amis de la de la presse sera distribuée demain. Une société âe fcNrme, que des jeunes gens , et qui répandra également gratis et à Tingt mille exemplaires sept ou buit brôcbûres par mois.
On annonce uMie Lettre sur Paris Ae M. Etienne, qui a rendu ce titre célèbre ; MM. Léon-Thiessé et Année , aussi rédacteurs du Constitutionnel, se disposent à entrer. en Uce. M. Félix Bodin a une seconde brocbure prête à Yoîr le jour ayant que l'intérêt public ait pu épuiser la première. M. Bert publie ce matin un écrit qu'enrichiront les rogniB-es du Journal du Commerce. M. Châtelain \ du Courrier français , a mis sous presse depuis plusieurs jours un ouvrage , où on trouYcra sûrement talent et loyauté. M. Sarran, de Y^ristar^ que y M. Salgues de YOrifiammej d'autres écrivains que leurs principes royalistes recommandent, ont la lance au poing. Peu d'orphelines et de captives des temps féodaux virent armés pour leur
querelle autant de vaillans.châanpioxis i[ae la liberté de la presse traitreuseKoent .mise .en d^fldt.. Ses fers seront brisés.
De ces richesses promises , jepasse àoejllesqiie nous possédons; permettez -mm,, monsieur^ dtk vous en entretenir en courant.