‹ Censure de 1827Chapitre 61 sur 91 · M. FÉLIX BODIN · texte numérisé non relu

M. FÉLIX BODIN

- La brochure, promise sous le titre de La malle-, poêiê ou les deux oppositions y a paru depuis quelques jours , Moiisieur, et obtient un juste sucicàsb L'auteur traite sous une forme dramatique la question de TaHiance des partis indépendans eé sincères» Cette alliance blesse cruellement le ministère, mais ne doit pas le surprendre. Il devait réunir contre soi tous les esprits et toutes les âmes. Car il a dès long-temps perdu la question d'honneur.

. C'est là ce qu'on n'a pas voulu comprendre d^p$ les doléances de l'opposition; et cependant ce nom d'honneur doit toujours êtte entendu. C'edt parmi nous l'arrêt irréparable.

Les gentils-hommes de province , sur lesquels l'administration comptait à la vie et à la mort , se sont lassés d'être , dénd la meih d'adlÉinistratelirs subaltetnëS', les instrumens dé fraudes^ que la comédie àMfoiird'liiHi dédaigne pour ses valet». Faire des ùmx en fait de droits publics , lire des bulletins pardessus la main qui leb trace , esôa* moter des Votes par ces manoeuvres , piper ëtifin tous les dés de ia fortune ^leetorale, ce «emt des apèctàtleS que notre patrie gémît de contemplelr» dont ne peuvent manquer d'avoil* h^* reur et efiroi des hommes qui ont reçu de leurs pères avec la noblesse du sang la -noblesse du oœnr. Gè ti'bÀt pôlttt à là màe , à là crainte^ à la corruption , è\st à la Ftancë qtiJts veulent deroir des suffrages, et là Fràiiioe les paiera de leur loyauté. ËUe pfendra ses knandatàires dans tous lés Màgà et dans toutes les opinions , par cequ'aujouhllin! les discordes soût loin de notis: les Français né savent pas long-temps se hàir^ il n'y a parttii nous qti'un parti , comme il n'y a quVme France et qu'tin avenir. Là monarchie des Bourbons et de la Charte a rallié tout ce qui veqt^ tout ce qui a voulu toujours pour sôïi pays ph>spérité , paix et gloire.

M. LE MARQUIS DB LA GERYAISAia

L'honorable écrivain est de ces hommes dont je vous pariais , Monsieur , de ces* royalistes qui ne donnent point leur adhésion à qui n'a plus leur estime. Depuis ma lettre précédente , un nou^ vel opuscule de l'infatigable écrivain a paru sous, le titre ^Admonition au conseil de censure. Vous y remarquerez ces mots : La patience se, perd! Puisse-t-on songer que c'est à la fois un galant hommeet un ami du trône qui lesatracés l

M. BANDOUIN.

Un jeune homme publie un écrit excellent , sous le titre d'Avis aux électeurs de 1827, sur la nécessité de leur promptç inscription aux listes électorales dressées en exécution de la nouvelle loi sur le jury. Toutes les considérations qui parleat à la raison et au cœur des citoyens pour les déterminer à remplir , par l'exercice du premier de leurs droits , le premier de leurs devoirs , sont réunies et présentées avec autant de talent que de chaleur. Je vous recommande, monsieur, ces dix pagesT, pleines de choses. On reconnaît d'à* bord à la loyauté des sentimens , comme à la verve du style, que l'auteur appartient à ces générations, dont l'entrée prochaine . dans les afTaires

(67) rendra de plus en plus facile la conciliation des partis. Là aucune des haines de nos devanciers ne respire, aucune de leurs discordes n'est comprise ; c'est avec la même bonne foi que M. de Lafayette et M. de Lalôt sont salués comme les défenseurs des libertés publiques, et on sent que la jeunesse , qui rapproche ces noms dans la joie d'une même victoire , est toute prête à jurer par la maison royale , d'un cœur aussi dévoué que par le pacte qui fut son ouvrage , qui est encore sa gloire et sa sécurité.

La brochure de M. Jay , long-temps attendue , a paru sous le titre qu'elle remplit tout entier : Du Ministère et de la Censure. C'est le tableaux de la vie ministérielle. L'auteur a dans le cours de ses travaux dessiné de plus hauts modèles.

Cet écrit donne sur la polémique suivie par le Constitutionnel àeipxkis l'établissement de la censure des explications qui étaient inutiles pour repousser de ce journal des calomnies trop évidemment intére^és , mais qui sont précieuses par les nouvelles lumières dont une grande question- se trouve éclairée. Fallait-il accepter, le combat sur des chausses-trappes, offert par /e Moniteur} Yous avez pensé que non , Monsieur ; il ne vous seni-

Mait pa0 digne de vous de desceodre danâ une arène où , plus tnalheureux que les chrétiens lirrés Aux bêtes ^ nous «e {)oui^ions paraître en face des gladiateurs^ sans ayoîl*, par le seul fait de notre présence^ reconnu lés fauk dieux* Le ConsdtwUonnel a pris ces quêstioiis soùis le point de vue du courage, et a voulu combattre même enakaihé. M. Jaj confeftse ce qui en est advenu , et sa brochure, heureux résumé de tous les griefs de 1 opi)nion qui a l'habile écrivain pour interprète , mé^ riterail d'être lue , quand on n'y chercherait qu'un document publié pour la première fois. C'est un morceau plein de faits Sur l'omnipotence parlementaire , supprimé dès lés premiers jours par la censure. Il n'y avait l{ue de l'histoire; on sait comttiè*^ l'auteur s'entend à écrire ceisi matières , et font a disparu : «inguliet- caHaclère de nôtre monarchie libre ^ oà il n'est rien qui ne semble ennemi ^ et le cri dli présent et le souvenir du passé 1

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