ÉTOUFFEMENT A PARIS
Paris, et avec Paris toute la France , n'ignorent pas seulement ce que les journaux des localités lointaines n'ont pu dire. Les journaux qui sont à la fois ceux de la première cité du royaume et du royaume tout entier, ne peuvent transcrire les plus simples faits dont le récit a été permis dans les provinces. On ne veut pas que toutes les vérités viennent se réfléchir dans la grande ville , comme dans un miroir, de peur que ce ne soit le miroir qui , à force d'éclairer, embrase et dévore.
ÂFFAiu d'Espagne. Les hommes dont toute l'ambition est de transporter de la Péninsule parmi nous le régime effroyable qu'ils ont fait naître du milieu de nos victoires, ne doivent pas vouloir que nous suivions de l'œilTefiroyable paix de ce sépulcre vivant. Citoyens libres , qui courbons une tète docile sous le joug de l'arbitraire, ignorons comment ailleurs des serviles emportés s'arment contre le roi pour l'obliger à rester ab-<
( «8) soltty et le détrÔBent , pour chasser des inarcbes de ce trône, dont ils proclament à co«ips de poignard la toute-puissance , un ministre qui les importune !
— Le Précurseur de Lyon contient les détails soifans :
« Les moines passent généralemeiit pour subvenir aux feaîs de cette milice insurgée contre le roi Ferdinand^ milice qui ne ▼eut ^connaître que dan Carlos, et dont une grande partie de la population a adopté les principes.
» Ces moines ont sur les esprits une grande influence; ils ne sont pas moins redoutables pour l'autorité royale que ne Té** talent les janissaires pour le grand-seigneur. Pour accFOÎtre cette influence , ils emploient tous les moyens qu'ils jugent convenables.
» Yoicî un fait qui s'est passé à Barcelone :
• Il existe dans une chapelle d'une église principale de cette TÎlle une statue de- la Satnte-Vierge, faite en bois de couleur brune ; elle était ordinairement voilée. La veille d'une fête , un chanoine la fit peindre en blanc et découvrir le lendemain. Quelques personnes crièrent au miracle, et le chanoine ne manqua pas de dire que c'était un effet de la volonté de Dieu, et de la haine qu'il portait aux negros.
s Le peuple ne croyait point à ce prétendu miracle , qu'il regardait, ainsi que la garnison , comme une jonglerie; l'autorité supérieure, craignant ses mauvais effets, ordonna que la couleur, première fût rétablie; ce qui fut exécuté.»
— On nous écrit de Perpignan , en date du 6 août :
«Les royalistes se sont concentrés à Olot; ils ont fait un appel au 1 5,ooo enrôlés qui font partie de leur année , et qui n*ont pas encore quitté leur domicile*
-*— On lit dans le Journal de Toulouse du 1 1 de ce mois ce qui suit :
. « On ne peut signaler eqcore aucune amélioration da^s l'étiit politique de la Catalogne. L!esprit d'insurrectioa s*étend et prend un caractère d'autant plus affligeant, qu'aucun Obstacle n^ peut lui être Opposé. Les mécontens agissent sur plusieurs points à la fois(« On a tu fo» Ttllés de RtpoU, d'Olot et de Qmt*
predon oocoy^e eo nsiQœe temps et teaue» de pieijer de fortes contributions. Les habitans des oanpipftgaes soot désaivaés. Uo comptable a été dépouillé des dei^iers dont il était porteur pour le service d'une place de guerre ; et son escorte a été renvoyée sans armes. Des troupeaux ont été enlevés. En un mot, l'ordre des pouvoirs est tellement bouleversé , qu'on se demande sou» vent de quel côté est l'autorité légitime. Les insurgés ont des presses en leur pouvoir; leurs chefs répandent des proclamations et délivrent des passeports imprimés. »
( Rognures du Constitutionnel et du Journal des Débats,)
Affaire D'AtâBR. Les jouroaux de Marseille <mt pu imprimer que :
Les corsaires d*Âlger, en entrant et sortant ea vue de la ville et des forts, traînent lepavillon, français*; fan feiroiinadel^ien digne des barbaresques. (Rognure du Constitutionnel.)
Il ne faut pas qfue ce$ outrages soient coauus daus la ville qui possède en ses murs le ministère. Peutêtre les ciloyeus indignés ep demauderaient-iU raison aux auteurs de cette guerre^, inouïe dans l'histoire des nations. On n'a pas oiu ctire qu'au temps de Duquesne, Les pirates d'Alger traînassent le pavillon blanc en dérision sur lies mers. Il est vm que le^^ ^siinistres d'alors n'avaient pas ouvert les hostilités par une soipmatioa superhe oomme la nôtre. Ayant comi^ex^é autrement qu'eux, c'est autrement qu'eus^ que uoihs devons finir.
YoiTÀ&s nu HQk). On ne sait à queJltjlt^e c^ v^ypge imi^tune les censeurs, comme si M« d^ Polignae de^^U ob^ tenir que l'arrêt de mort de leur pouvoir y fvt écji^it avep le fer delà Ismce. Lesgraces que doit, verser la présev^e royale sont à l'indeï ; il n'est pas permis aU Consdiu^ tiojmel de tr^sçrire çfette phr^e de \%çh9 4u,Nvrd: {kf9) rifiMatitMis qu'on Cait tinc .chtoûqs aifDat um ncnfitâiil
(ao)
bienbit dont novs seioBS ledeTabfes a« TOjige de S. M. dans nos dcptfteiDeiis. ( Rognnie do Cottsiùtaùmmei. )
Cet autre extrait da mènujoomal n'a point da¥antage trouvé grâce devant les parqnes de la p<^ce parisienne.
On j lit aussi que quinie cents ooTrlers des mines ont reçu Tordre de se troorer sur le passage da roi en habits de fête et avec an bouquet an chapeau. ( /</.)
Si cpelqae secrète colère ne troublait pas la main de la censure, pourquoi cette lourde main s'appesantirait-elle , dans les journaux indépendans « sur toutes les proclamations que les autorités civiles et militaires publient, avec plus de zèle que de discrétion peut-être, pour épancher leur fidèle allégresse dans le sein de leurs subordonnés , et les convier aux mêmes effusions? Un ordre du jour de M. le général Rottembourg, admiré dans un des journaux du nord , et répété par toutes les feuiUes du ministère , n'a pu pénétrer dans les feuilles indépendantes de la capitale. Quel est le nouvel anathème qui les tient excommuniées des sentimens de joie et de loyauté ?
Voyages des députés de l'opposition. — Les récits qui concernent ces députés n'ont pas, comme on peut croire , le sauf-conduit qui manque à des pompes plus augustes. Ce ne sont pas les censeurs qui reconnaîtront un hommage à la royauté dans tout ce qui atteste la puissance et la vie des institutions qu'elle a données. Car voas savez , monsieur, quîl I^ur est arrivé de rayer cette maxime.
Mais pourquoi les journaux dé Paris ne peuvent-ils transcrire.ee que peut dire le Courrier du Bas^Khin?
( ai )
— Nous trouTODS les détails suiyànsdabs le Courrier du Bas- Rhin :
t Depuis quelque temps que l'amyée de M. Bei^min Constant était annoncée à Strasbourg, une foulé nombreuse se pressait chaque soir devant l'hôtel de V Esprit, où l'honorable député devait descendre ; enfin le i4 au soir Tatteùte générale a été remplie y M. Benjamin Constant est arrivé avec sa femme entre cinq et six heures. Aussitôt que cette nouvelle se fut répandue dans la ville , on accourut de tous côtés vers l'hôtel de l'Esprit, et en peu d'instans le pont et le quai de l'Fsprit et les autres quais adjaceus furent couverts de plusieurs milliers de Strasbourgeois, saluant de leurs acclamations cet éloquent orateur, l'un des plus fermes défenseurs des libertés publiques.
y^Yers les neuf heures du soir^ deux bateaux ornés de guirlandes et chargés de musiciens vinrent se placer en face de l'hôtel, et exécutèrent tour à tour des morceaux d'harmonie. et de musique militaire jusque vers onze- heures. M. Benjamin Constant s'est présenté à différentes reprises sur le balcon , et a répondu en français et en allemand aux flatteuses acclamations dont il était l'objet. Telles ont été à peu près sas dernières paroles : « Si j'ai fait quelque chose d'utile , je ferai bien davan- Mtage, encouragé que je suis par l'accueil flatteur que je reçois » de l'élite de la population de Strasbourg : jamais cette soirée «ne sortira de mon souvenir; vivent les Alsaciens! vive la jeu- » nesse alsacienne I vive la monarchie constitutionnelle I vivent nies libertés légales et constitutionnelles! vive la Charte, toute X la Charte ! »
« La sage conduite que l'autorité a tenue dans cette circonstance mérite d'être signalée. Un très^petit nombre d'agens de police se trouvaient inaperçus dans la foule, plutôt en qualité d'oisifs qu'en qualité d'observateurs. La confiance que l'on a eue dans le bon esprit des Strasbourgeois n'#po1nt été trompée; aucun trouble, aucun désordre ne s'est manifesté; vers onze heures tout était rentré dans le silence.
»Le i5 au matin, une députa tion de a4 notables habitans de Strasbourg ont été offrir leurs hommages à M. Benjamin Constant. L'honorable député a également reçu une députation de jeu-
nesgeiis qui se sont présèàtés chez lai pour ie remereier devoir si éloquemment repoussé, à la session dernière, les accusations dont la «jeunesse française arait été roh|ei« L'honorable 'député est reparti dans Paprès - dîner pour Brumath. Une foule de personnes sont venues lui adresser lëurè adieux au tnoment où il est motité en YOtture, et tinigratid nombre d'entre elles l^ont acconxpa^é à cheyal et en voiture , jusqu'auprès du village de Latnperthcfîiù. M. Benjamin Coostadtâidû se rendre aujourd'hui à Bischtniler et de là à Sehz, où il 4f «versera le Bkio pMir prendre la route de Bade. »
Je reçois une lettre où les mêmes détails se trouvaient consignes. On ajoute :
Nous retournons à Brumath (chez M. Coulmann) ce matin. Des'fêtes attendent M. Constant sur toute sa route. Lés paysans de 'Brumath, à cheval, se proposent de l'escorter jusqu'à' Bisch- Wîller, où la population endimanchée se trouvera réunie aux portes; les jeunes filles habillées de blanc doivent lui offrir une couronne d'immortelles, au son des fanfafes , et de là il passera le Rhin à Fort-Louis ppur-atkr à Bade.
Yous voyez que notre apathique et froide contrée s'échauffe et s'anime miraculeusement, tas une voîx ne proteste contre des ovations où il y a peut-être autant de haine pour le ministère que d'amour pour Toppoéîtion. Ne doit-on pas gémir de voir ainsi l'administration et les administî^'és séparer comme deux peuples qui n^ont ni une idée, ni une affection, ni un intérêt communs. Est-ce ainsi qu'on peut rendre une nation heureuse et" puissante I Quels hommes que ceux qui ont fait un cri séditieux de ce cri : vivent les institutions que le roi nous a dounéesl
^OUFFEMENt DES FAITS.
M. DE VïLLÈLE ET Ï.ES OsÀGEs. — Le Constitutionnel disait que les princes sauvages avaient des lettres de recommandations pour le ministre des finances et pour plusieurs banquiers àe Paris. La csensure a rayé
le nom de M. le comte de Villèle. On ne comprend pas cette délicatesse.
Le même journal n'a pu continuer ainsi :
Les uns ont qualifié ces Indiens de jongleurs , les autres de princes. La Gazette les annonce comme les chefs de leur tribu. Mais sans vouloir demander à la Gazette «'il y a jonglerie dans le voyage de ces sauvages deP^mérique du nord, nous la prierons... (Le re$te a paru. )
Docteur Francu. * — Le Constitutionnel a publié les négociations du docteur Francia. avec la cour de Madrid. On n'a pu dire du gouvernement de Paraguay que le dictateur l'appelle : système des Jésuites perfectionné. Le ministère est-il si ennemi de la société de Jésus qu'il veuille proscrire de France jusqu'à son nom, ou. si admirateur de ses lois, que les déclarer susceptibles de perfectionnement , soit à ses yeux une hérésie ?
Le docteur Francia , en parlant des arbitre^ des destinées de l'Espagne , disait à son délégué :
» Si ces coquins savent qu'il y a de Pargent comptant au Pa- «raguay, ils vous promettront tout ce que vous voudrez et ne tiendront aucune de leurs promesses.»
Ce mot du dîritâteur du Paraguay a disparu , et on doit le regretter; car rien ne prouve mieux que ce personnage singulier connaît bien l'Espagne.
GoHSTavotioif DE LÀ BovasB. — Fatigués des lenteurs de M. Labarre , MM. les membres de la chambre du commerce de Paris ont mandé cet architecte aupès d'eux et lui ont adressé des reproches auxquels il a paru sensible; car, après avoir donné des raisons qui n'ont pas semblé toutes plausibles , il a promis de débarrasser avant peu la Bourse de ces ignobles pi^iissades qui masquent en partie la vue de ce beau monument^
et 06 paraissent ayoir d'autre objet que de servir de réceptacle à toutes les iminQndices du quartier.
(Rognure du Coutrier. Français, )
M. QkiXy censeur démissionnaire. A la distribution des prix du collège Gharlemagne, lorsqu'on a annoncé les élèves de la classe d'histoire 5' dont M. €aix est professeur, son nom a été salué par une triple salve d'applàudissemens , non-seulemeot des élèves, mais de tous les pàrens.
Annonces. — Le bureau de censuré a supprimé, de la Feuille d'Annonces du Constkuiiotmel ^ qui doit paraître le mercredi ââ août, et qui s'imprime actud* lement, rannonce de l'ouvrage surirant qui vient d'être mis en vente à la librairie universelle de P. Mongie aîné , boulevard des Italiens , n' 1 0 : Le Dictionnaire de r ancien régime et des ahus féodaux, i vol. in->8^, figures. Prix, 7 fr. et 9 iv. franco.
Saisie. — Un commissaire de police a saisi il y a quelques jours chez Je libraire Servierle Précis de T Histoire de la Résfo^ luiion française y par Rabaud-^Saint-Étienne, i vol. in-8<». Le libraire a comparu devant le juge d'instruction. {Débats. )
CommunbdeTillevbbânb. Elle a été' livrée pendant quelque temps au démon de la discorde. M.. le maire^ voulant subvenir aux dépenses extraordinaires que nécessitera la construction d'une nouvelle église , et la quote-part à fournir pour la digue du Rhône , avait imaginé d'affermer des pacages communaux dont les habitans jouissent de temps immémorial; mais ceux-ci n'étaient pas disposés à se laisser dépouiller tranquillement. Ils ont manifesté une vive opposition; il y a eu des dissidens jus^ que dans le sein du conseil municipal; alorç M. le maire voyant qu'il ne pourrait réussir facilement, imagina un mezzo termine: il demanda à ses administrés qu'ils consentissent à payer annuellement cinq francs par tête de bétail-qu'ils feraient paître sur les' terrains communaux. Ils résistèrent de nouveau, alléguant.que ce droit de pâture ne valait pas un franc. Les deux partis tinrent bon, l'obstination s'en mêla ^ et les habitans les
plus notaUes s'étaient cotisés pour payer les avances d|un procès qu'ils étalent sur le point d'intenter à leur maire. Calmer les esprits était chose difficile. Heureusement, M. le préfet de l'Isère était venu à Lyon, lors du voyage de M. de Prony, daQS le but de s'entendre avec cet habile ingénieur sur les tra~ Taux à exécuter pour contenir, le Rhône. M. le préfet se rendit d^ns la conucaune où régnait une excessive irritation, il rassembla les plus mutins, les admonesta, et les calma par la pro^ jiïiesse qu'il leur fit qu'on abandonnerait le sujet du débat. Cette grande querelle, qui pourrait fournir un sujet à un nouveau lu^ tin , a fait naître un modèle d'éloquence qui a été affiché seulement d^ns la commune de Yilleurbane. Nos lecteurs ne seront pas fâchés de. le trouver ici. :
£e maire de P'illeurbane à ses administrés.
M Habitans de Yilleurbane «
* » Je suis informé de plusieurs côtés que vous êtes sollicites à » signer une opposition formelle avec tant de sollicitude à vos «intérêts, je suis informé que vous êtes engagés à verser des » fonds pour faire face au procès que des méchans veulent sus- » citer.
• Braves habitans!
«Méfiez-vous des conseils perfides qui prennent leur source B-dans un égoîsme sordide. Laissez à l'administration que M. le » préfet a donnée à votre commune le soin de veiller t vos inté- »rêts. Dans peu vous aurez occasion de vous convaincre qu'ils «sont et seront ménagés.
«Tenez-vous en garde contre la séduction, et serrez-vous «autour de tos guides légitimes, qui ont juré de travailler à «votre bonheur, et qui seront fidèles à leur serment. i
» Le maire de Yilleurbane ,
«X. MONÂVON. »
{Ko^ure du Courrier Français» )
Assassinât; — Unévénementaffreuxa jeté dansla consternation les habitans de Limoux ( Aude ). La femme Garrigues y de cette ville, marchande de grains, avait fait faillite, et le ministère
public la poursuivait pour crime de banqueroute fravduleiise , et pour celui de faux en écriture. A la suite de quelque» diacussions arec M' Barrière, avocat, chez qui elle logeait, elle Pavait menacé de le Frapper. dans ce qu'il avait de plus che^ Le lendemain , dans la matinée , on entend des cris qui partent du puits de la maison , un accourt et Ton aperçoit la femme 'Garrigues, qui se débat au milieu de l'eau ; on l'ea retire, «t bientôt après^ Tun des fils de M. Barrière, âgé de cinq ans, efft trouvé mort dans le même puits. La femme Garrigues prétend qu'elle y était descendue pour tâcher de sauver l'enfant qui y était tombé par mégarde. Mais les airtres enfons de M. Barrière déclarent qu'elle ^est renue prendre leur frère dans son lit pour l'emporter hors de la chambre. Une prévention générale et terrible éclate contre elle; la populace allait la mettre en pièce ^ sans l'intervention de la gendarmerie, qui a eu beaucoup de peine à la conduire saine et sauve en prison. On craint que M. Barrière ne irésifite pas à sa douleur»
Gend^bmerie. Un gatde-du-corps a écrit aux journaux une lettre où il se plaint d'une attaque de voleurs nocturne. La censure y a biffé ces mots : Voffi'cier de gendarmerie de service n'a m^iie pas voulu recevoir mon nom.
Exposition du Louvre* La lettre suivante n'a pu être insérée dans les journaux.
Paris, le 1 5 juillet 1897.
MoifSIEVA,
Désirant faire .plarveoir.à>U^e.(mlPi69ano^ de rs^tprité au^ rieure la conduite que se se sont permise deu^ surv.eillaas à l'exposition du Louvre^ samedi dernier 11 août 5 envers deux dames d'un rang distingué, vous m'obligerez infiniment en insérant ma lettre dans votre journal.
Ces deux dames, dont l'une est l'épouse d'un pair, examinant les produits de l'industrie dans une des salles d'en haut , et occupées à dismander quelques explications à M. Bemanda , fabtScàiti et marchand de hijùttx exposés ^kins cette salle y ont
été «agftgées à 86 retirer, ainsi que les personnes qui s-y trouvaient, l'heure de la retraite étant sonnée. A la première sommation, ces dames, sans aucun murmure, se sont disposées fort docilement à s*en aller ; -maïs n^obéissant pas assez vite , à ce qu'il paraît , au gré de deux homfmes à la lirrée du roi , c& mêmes hommes, laprës quelques reproches foi»t malbon^ Dètes sur la lenteur qu'ils ppé4;endaient , à tort, que l^on mettait à les dégager de leur ^^orrée-, ont menacé ces damés d'jErll«r chereher des geadamiés pcmr 'tes faire, sortir^ dtsimt qu'ils en araîent assez depuis le matia sans qu*<^n retardât leur départ.
Ij<yr8qtiV>n dliéit sans mormures à un ordre que l'on sait établi ; que Ton finit seulement tfne e)[plicatîon commencée ^ et qu'il y a d'autres personnes f4us éloignées et plus en rettird , tl est tout-à-fait fâcheux de voir deux dames humiliées (f une manière aussi inconrenante. Cette tnanière d'agir, indigne de gens revêtus de la livrée du roi , et dans le palais d'on roi , protecteur de rindostrie, est décourageant autant poorceu^ qui ont exposé que pour ceux qoi viennent rendre ^hottimage au génie des arts. Il serait, je croîs, nécessaire, dâ3is l'intérêt de 'tons, de recommakider ans 'sorveillans de fiEiîre «nteotioli à ce qu'ils ne se permissenfplQS «aie eeniblable eond«ite.
Tai I9iîooiieur d'être , letc.