II
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. décembre
1827 janvier
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mars
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JQÎII
ioiUel
août
7ÎI 80
Cette difféience, eonune.eale Toit, aété de iSa£^ en <lébotant Le preoiîer ooors de 76 5o fepiéseiifte le 3 p. e^o fitamcais aveo la paît de eeiipon qoî lui était dérolne , coouee c«Iid de 91 ;'S représente le 3 p. o|0 anglais arec la ^pM»tit4 ds coi^oo qu'il avait acquise à cette époque. Du leste , mus non» sosMoes eoBStaBUoent seirîs de la même base de propottioa entre les deux foeds , ee qui rend indifférente la part du coupon dérolae à chacun d'eux au moment où ils sont cotés.
Or cette différence » qui a été de i5 à 17 dans tout le courant de i8a5, s'est améliorée de 17 à 12 dans tout le courant de 1826; elle s'est même trooTée réduite à 10 65 le 1*" féTrier 1827, et depuis lois elle s'est n^idemeoC êlerée de 10 à 16.
Le i*' août , époqpie identiqne des trois années pour le mppoit des intérêts éclms sur les deux fonds piésente
en ]8a5 une différence de 14 60
H nous semble qoe de pareils ftits penrent se passer de com^ mentaires.
Ile de Frahi^e (île Maurice). — ^Des cris accnsateurs s'élèvent contre le ministère des bovts du monde. D en vient de par^elà le Gap des Tempêtes. J'extrais d'un journal fi-ançais qui se publie dans cette ancienne colonie que nos longs revers ont détachée de la métropole , des réflexions remarquables par le seutîment profond qui les anime* U C6t doux de peoaer que le nom de France est béni enopre soue des cîeox lointains. Pourquoi faut-i) que celui du ministère soit maaAt en même temps?
Après avoir lutté contreitpiis les élémevs con|aré9 contre
elk) nie Maurice pouvait raisonnablement espérer quelques distinctions particulières. Ses efforts sous le règne éphémère des autorités qai se succédaient en France auraient dû- lui mériter au moins la plus simple preuve de satisfaction , pour avoir conservé par son énergie 9 à une époque mémorable , deuK colonies telles que Maurice et Bourbon. Les traités , les cessions même ^ n'auraient point dû empêcher ni même être un obstacle à la manifestation' d'un sentiment que le souvenir national- aurait eseusé.
Quels peuvent être les motifs d*un abandon aussi entier de la part de notre ancienne patrie ? Nous ne saurions le dire. Que la France ait eu pour Bourbon une prédilection toute particulière, comme pour un enfant long-temps éloigné du toit paternel et qui y rentre pour recevoir les embrassemens de sa famille, c'est tout naturel; maisi'île de France ne méritait-elle pas aussi une marque de souvenir? Les principes en fait de commerce sont-ils donc si sacaréd que la France se fût trouvée compromise en accordant une légère faveur à une famille qui n'a ni fui^ ni brisé le lien qui.l'unissait à elle , et qui n'a servi que d^appoînt dans la balance des compensations politiques ^ établie par les puissances. Certes , cette conduite est nouvelle en politique. Toujours les liens du sang distinguèrent les anciennes colonies et elles furent attachées à leur mère-patrie. Alors même qu'elles en furent séparées, il existe toujours entr'ellefrdes liaisons réciproques d'intérêt et des distinctions particulières; U était donc réservé A ce siècle de voir une mère briser elle-mêoae tous les liens du sang et de parenté, pour quelques intérêts commerciaux mal entendus ^ sans laisser exister aucune trace de faveur qqelcoaque. Si Aptre langue, nos mœurs et nos lois ne prouvaient pas notre origine , ce ne serait pas par les faveurs qu'on la reconnaîtrait. Nous soQinaes loin de vouloir donner des conseils aux hommes d'état,, qui ont ainsi réglé notre sort et qui viennent de détruire les derniers lûns qui oqu^ unissaient; mais il bous semble que la prospérité du commerce français n'était pas tellement liée aux prohibitions qui oot frappé Maurice, qu'on eût pu » en faveur de notre origine , faire une exception à la règle générale. Nos relations
àvee Bourbon, nos liens de famille et d'intérêt^ nos mcBurs, nos habitudes 9 notre consommation et nos produits, tout devait militer en notre fayeur, non pour être traités comme des enfans gâtés, maÎA du moins comme une partie de la famille que la force des évènemens a commandé d'éloigner et qui n'en doit pas moins consenrer des droits imprescriptibles à la bienyeîllance de la mère-patrie.
Tout parlait en fayeurde Maurice , et si le sang^ d*oû nous sortons n'a eu aucun empire sur les décisions ministérielles , rintérêt de la France , celui de la justice , devait la porter à une exception qui , sans faire tort à ses autres colonies, aurait mis Maurice sur un pied intermédiaire , qui aurait conservé une partie du principe établi, et conservé en même temps l'autre partie des liens qui nous unissent à la France.
Dans l'état des choses, Londres profitera, et profitera seul ^ des avantages qui auraient été pour la France, et si nos liens de famille sont brisés , ce sera la France encore qui l'aura provoqué.
Nos correspondances vont se tourner vers l'Angleterre ^ nos envois prendront tous cette direction , en attendant que nos successeurs aillent encore augmenter la somme des commissions qui étaient dévolues de droit aux maisons françaises ayec lesquelles nous étions en rapport.
Les ordres en conseil dont nous avons été quelquefois l'objet et dans les cas difficiles, prouvent que notre nouvelle patrie, mue par un sentiment d'intérêt, veut nous attacher à son sort par le sentiment de la reconnaissance , et nous dédommager de l'abandon cruel de notre ancienne patrie ; car il paraît que tout est consommé à notre égard, et que décidément Maurice n'obtiendra de la France ni faveur ni distinction. Déshéritée, pour ainsi dire, sans l'avoir mérité, notre colonie subit une peine en expiation d'une faute de ses parens. Exemple bien funeste, et que la postérité aura peine à croire, lorsque les principes qui dirigent aujourd'hui les hommes d'état à leur tour seront frappés d'anàthêmes et regatdés comme subrersifs et funestes au commerce. On reconnaîtra alors avoir commis une ioiqaitè sans en avoir retiré aucun fruit
' Pin9 Ï1011S enTiaagtions cette conduite de Tadmiteistratioà de notre ancioB pays , et plos nous nous persuadons qu'on nous a desservis et sacrifiés à des intérêts particuliers ^ cai; il serait facile de prouver qu'une exception en faveur de Maurice ne blessait nullement l'intérêt général du commerce de la France, et ne portait aucun préjudice à celui de ses colonies. D'abotd, dans l'intérêt général , une plus grande (Quantité d'expédition dans l'Inde, aui'tflt employé une plus grande quantité d'hommes et de vaisseaux; ensuite, Maurice offrait aux manufactures et aux produits agricoles de France un débouché as&CE avantageux pour ne pas le dédaigner. Nos envois en France , nos demandes en retour, eussent, comme par le passé, occasioné des frais qui auraient tourné au profit des négocians français; et, si l'État, en somme, y eût perdu quelque chose , les particuliers eussent fait en revanche des bénéfices énormes. Nos liaisons se seraient augmentées; et, nos rapports se multipliant, le commerce de Maurice aurait été exploité par les Français avec plus d'avantage que par les nationaux, parce que , notre consommation étant presque toute française , eux seuls nous auraient pourvus en faisant des bénéfices qu'ils devaient raisonnablement espérer. D'ailleurs, la justice n'est-elle rien aux yeux des hommes d'état, et l'intérêt pécuniaire doit-il étouffer tous les sentimens d'honneur et d'affection pour dies Français qui n'ont rien fait pour s'attirer un pareil traitement ? Séparés aujourd'hui et d'intérêt et d'affection , n'ayant d'autre sentiment que celui des souvenirs pour le pays où sont nés nos ancêtres, nous sommes dispensés d'une reconnaissance qui au]*ail fait notre bonheur, parce qu'elle aurait pris sa source
dans un bienfait.
(^Journal politique de Maurice, 29 mars i8:t'].)
fies citations de la Fillétiade suivent ces simples et touchantes doléances. Graçe à IMf. de Yillèle ! Tépopée a doublé le cap où le génie du Camoëns fix^ 4e géant Adamastor.
Ces regrets d'âmes si françaises sont exprimés en
tèlie liberté qu'on a peinis à supposer qu'ils aient vu le jour sous des lois ennemies. Le journal ne contient rien qui rappelle la domination anglaise. M'était le timbre aux armes de George roi, on croirait cette feuille écrite en terre de France. Hélas! il y aurait aujourd'hui une autrç marque de la soumission de ses rédacteurs àun empire étranger ; c'est sa liberté même. La censure régnera dans l'île Bourbon, rentrée sous le sceptre de la mère-patrie, tandis que les Français de Maurice , asservis à l'Angleterre , conserveront la franchise de la pensée. Ils demeureront libres de regretter el de chérir cette mère qui les délaisse.