‹ Censure de 1827Chapitre 90 sur 91 · FAITS DIVERS · texte numérisé non relu

FAITS DIVERS

•^ MiDAiLLi Gannihg. M« Ib comtc de Ségur, pair de Fitace, et MM. Alexandre, Charles et Théodore Lameth , ont soaacfk -au bureau du Constitutionnel four la médaille de M. Canning.

( Rognure du ConstitutionneL )

— Gaeettc B'AvGSBovac. La direction générale dè6 postep

nous a fait savoir aujourd'hui que la Gazette d'Augsboùt^

venait d'être prohibée. A plusieurs reprises, les diflérens mi«

nistères qui se sont succédé en France depuis 1814 s'étaietit

'attirîhuole droit de défendre le Moming^Chronicle^ le Times ^

le Sun, le t^eckerZeitung, etc.; mais jusqu'à ce jour la Gazette unii^rselle d'Augsbourg avait échappé ù la proscription minis- •térielle. C'est, comme on le sait, le journal d'Allemagne qui est le mieux instruit des affaires d'OrienL

(Rognure du Journal des Débats» ) M. BsifJÀMiK-CoNSTAiiT. — On nous écrit de Bade, en date du ■du i5 août :

* ' •M.BeBjamin*Constant,ù sa sortie de Strasbourg, »>st rendu

dans itn village voisin , chez un de^ riches 'propn«6iireS qui-l'abtebdaient pour ie ftter, et le long de la route il e»tiiiipos9tble de décrire l'enthousiasme de tous ces bons Alsaciens quî'soBt or- ^naf fetnent tlr^-froîds. Ils ont détdé les chevaux, ont réuni avec beaucoup de peine six beaux oheyauz blancs, lui oùt formé ukie gardé d'honneur de soixante personnes pt>rtant des dra^ pe^x avec des itisoriptlons; tous les maires de tous lésTÎUagei» Tolsiins sont venus lé complimenter à la tête deshabitans;eCde -jeulitie» filles tout en blanc lui apportaient des- couronnes' de fleurs et de lauriers. Tout ks protcstans , dans kui*s temples, oirtpijé pnMiqdethent pour lui, et deà coinmunes ekitières, rteutes protettftttles, sont égalcmient arrivées en ciiabtant dés oanfiqueé. Tonè oes Villages, réunis sur des chars du pays, lui ont forme un cortège Jusque sur les bords dii Hbfn, et là i^ aocfeunations et. les bénédicdons Font/ âuivi ju2K|tt'À .i'antrf mHh 4 . ' (Rognure du: Courtier Fronça. )

IlN^tiMtE A £1 GAÀtvoE^Bmr«4if. — A trcUe Uci^ef.de Paris environ , dans un pays riche et fertile , près de la viHe de Ro- 9ay, on remarque unehûteau de construction ancienne et d'apparence toute féodale. Trois corps de bâtimens forment ^iiwiéném upe vaste éour, dont' le quatrième côté hîMn voir lie pno dvec.sés belles pelouses de géxoin^ bardées iktégulièffe* jpent d*àrbres ûë fadutef-Mtaie et entrecoupées çà et là de snperbiî masâifs' de sâpinb, de saules et de peupliers, qui rap- ,p9oqlieiit!ou>>eciid^t rborisan a,tep un ^ïk vraiment ma^iiuc. Cinq t<mts énormes, bâties il j a. près de six siècles^ ^t 4oQt OR ;pourrait deviner Tuge «i o^te 'r«<itilf noire quo le temps laisse AMU J9$'vièiix n'idifices; s'élèv^t diin$ les airs avec X^me ï^l ûptté et totit ror^ôii de^ tastéb sàuve^raids du tnoyçn âge. D0lafg«s «fossés, d'i^^sesinurailleliy une«ntrée fortifiée,. attestent kts Jiltf$nli94M bielUqnctt^es du sfei^oisur qui. le fit' ctonstruiDe* Il rs'app^loîAsTldbbitt ,: et dut lenrer fdrce dimea po^r ée donn^ si beau manoir à cette é|»oqiier.

Ily à.peijfth? teibps que {'nnt^nt i: i<isqti'au pied de ce castel

iMïi de cfi^I^otnUfteii qji>i sont eux-mêncies parmi dqw^ d^.mpnu-

mens du temps passé. Puisque je suis en humeur d^ décïife dfi

illi^îHQ»^Q«e9,jedoiin4frid«ine idëç'de sa pdra^^ae. G^ëftit un

koiMi«.d4 pêtitfS taille, fioudré , portant culotte couite, jabot et^9Qchelt<9*. H ^^. tairai sur son, iQt6Uif|efl}ce.;. on doit lui en supposer beaucoup» du savair même, car îlèt^itéharffè^-avec .qu^<|MQ3-«»oa de 4es ooi^oinpoMiin» , d'une miasHBi fortgrave; m%,U on peut présumer «aps malVeillaace que. le département d'où il.é^ait icenu , et.où 11 allait jbîenlôt setoumer, était un des plus éloignés de la capitale ; c^r auouse de nos idées , ni même de nos modes., n*était arrivée Jusqu'à loi» De «on caraclèice )e dijcai.peu de «^hoMSS,, slM^ q4'i) paraiMaitl»n|iôriate« Quaiid silr la rQute U entendait le paysan àir^. mon champ ^ il ft onçaf t le flouipciL La wv^^ 4*unQ.,u9i|)e i'agaçaii ;'.il. treunuat que lee^iiiol-* tuiœs d^à^présent.aîlaieqil Irop vite, quet 1^A ohemuis airaieat maintenant tPute la p^ioe» qu'il jr: anait .bqaariDoop èe oti^ieits .dlt}sie$ TUlag€M».o.Que taisrje ? iinillQ Af ses à fotafobdrf k^beh ,3ei>s d'un hoimm^ d'ftuJouM'hw; > . i .,...:: .

, ]ttaia sa figure cH^n^ea tout-d-ootipid'èxpresaibn, qiwiid Q aperçut i^Taot. lui lQ9.pe5antes lou^elles. et la. porte dalriéet. ptte joî^.oheyaleresqu^ bnlla dans ses.y^uXi To^s. les cois ifi^éftiis juieuAPIB^t apparu en peraonn^a qn^'il n^ fie £èt ipa» senti plis .rajeii^* Le premierMUidéPCfurrMvsur/la porte «feiiUisa^'oiie yîeilie ^^a|^Ue p^rpift^iale troi^ éjOuseonst» eur-tesq^eiàilaveoen- «nat { imi; premier copp*d-<x(l !la9 laniies; de la. iieMe fanii|le.4o <;Qmtena;.i II youlcrt entreif; dea&|iitaphea fipppérènttèni d'à- J^qfdiS^s regfirda; \ii repeaèfev^ plusieurs JXiemfares.deJa^iioWe

famille de d'Aubusson! J'étais.étiHPné delà soienoe soudaine •de: mon compugnon» qui* j^aqnef*|à:m?a]rait.p8ni.ne rien MToir. JStttve autres h^ros qu'il me rai^ola^ se trowrfiit le iam««x

Fpangois d'Aubu9^n de la IPeuilIade. C'était àitipiMrtiçafierftî^t j^ich^), ^car il fit bâtir la pla^e des Viotoirefi à se» frpib^ <^t ce ftit, len^ittre^ .le.plust.beureux peutrêlre, le plus.eaidé.fcafts.^deéfe

4€!'tou?les bojQOines qui ont au la.pasiion de.flalleD, puiqqii'il

l^i fift jdouff é , ii lui. sujet, d'èleiseridis aés buiiiblt» niaas u«e

statne à son gracieux maître , LouisrleHGBaasI î ;>

< EntroiHi , dis-je à mon ; vieil ami^ nous traoterons. saqs

di^Ute dai|^ l'inférieur de ce château iuen dfautres aou^ewra.» .{If apsèa aroiritiiirersé une cour font pittoresques, jnfùu pébè-

U^imfi^é$m.4ioi^t isalane eoiitigqs. Là/}e sn^ ite i âmv téorfs

ciceronpi^ Ofton compagnon, qui me sembkit déjà tout ceirté. f Ces six portraits ^ue tous TOjez ici, lui dîs^je, sont «eiu des six présidons des États-Unis d'Amérique; ils sont tous d*une,|;rande ressemblance. Ce buste de bronze, qui e9t . plaoé sur une table , est celui de Washington. Des deux oétés de la c'kcminée, Tious Yojes deux autres portraits; l'un est

• celui de .ce Laroeliefeiicattlt qui périt dans notre rérolution ji laquele il prit part noblement, mais dont il fut malheureuse» ment victime ; Tautre est celui de Baîily, maire de Paris à la même, époque. Le salon dans lequel nous sommes est Tin» térieut d'une des tourelles , comme YOiiis pouvec en juger par sa forme arrondie. Dans celui-ci <}ul est cairé, remarques de chaque côté de la porte deux tableaux à gauche , c'est la Bas*

. mie, pendant que le peuple de-Paris s'empresse de la démolir; adroite, c'est la cérémonie de la fédération au €hamp^e«Mars> ' jourDées mémorables et par les conséquences qu'elles eurent , et par l'enthousiasme qu'elles inspirèrent. Voici d'autres objets qui ne sont pas moins dignes de fixer votre attendon* Vous avez raison de remarquer cette figuré qui exprime à la Cois tant de boidiomie et d'élévation ; lapbysionotniedeVrànk-

• Un n'avait peut-être jamais été rendue avec plue de vérké

4ue par le pinceau plein de naturel et de hardiesse qui- semble

avoir laissé échapper ce tableau d'un seul }et. La page écrite

4^ se.trouve renfermée dans cet autre cadre est la déclaratîoii

•de l'indépendance américaine.

.•: J'allais: continuer, quand }e fqs interrompu tout-à-cdup pnr mon compagnon: — « Oâ s^is-je donc, s'écria-t-il enfin ? — Chez le général Lafa jette, lui répondis-je; et ce drapeau ariiéricain qui tapisse si élégamment ce pan de muraille, est le pa- ' vUkMi de la liiégate la Brtcfu^yne^ vaisseau national sur' lequel !un peuple reconnaissant a fait ramener daiis son pays nbtAl le défenaenr et Thête du nouveau monde. Vous ne trouverez ici que les titres où.les emblèmes de'la liberté. Les noms qu'en y prononce arec Vénération ne sont pas 'ceux des hommes qui ont été ou voulu èCre les tyrans de leur pays. Auciin luxe, aucune vietne ètifuette n'y apportent les coutumes de la cour; k siàshpUcilé> l'afeanoe , le «atuiel qa| se font sentir pitftont y aanoo-

cenl des mœurs tontes différentes. Une hospitalité bienfreillante et sincère tous y attend ; de sots préjugés, de ridicules prêtenttions ne tous y poursuivront pas ; 1-amour de FégaKté est ic^ dans leï cœurs. Ce château n^a de féodal que ses murs, que se* tourelles et ses ogives; et tous le Toyez, il cache des hommes nouTeaux; Telle est la Fmnce tout entière ! Quelques formes fui restent qui peUTe^t tromper robserrateur; notre édiâoe* social porte çk et 1& les empreintes d'un temps qui n'est plus et des mœurs effacées , mais au fond viTent des mœurs nouToUes» «t de nouvelle/^ croyunees» »

( Rognure du Précurseur de Lyon, )

VOYA6E nu ROI A SÂINT-OHER.

Le roi devait être accompagné de M. le comte de Corbière , pour Texpédition des affaires courantes. Lé ministère comptait sans doute sur la jeune et ro^ buste activité du Monarque pour suppléer aux aVan* tagcs dont manque , sous ce rapport, ITionorable sett^taîre d'Etat. ^ '

S. Exe. f retenue par des soins pénibles, ne pourra point avoir Thonneur de suivre S. M. M. le comte de YillèlQ ne croit point devoir s'éloigner de la capitale. Il se fera rendplacer au camp par M, le comte de Pey*ronnet , qui sera son prévôt

On se demande pourquoi la censure , acharnée après ce voyage y ravit au public le plaisir de connaître tout ,ce qui s'y rattache. . '

' Je TOUS invite, Monsieur, à méditer sur les faits suivans : pour av<Mr excité les appréhensions de l|i eensure , ils doivent présenter un caractère pâ»ticu^ -lier de gravité. .

ta/

. — O^ écrit de l^h que to.utes lea société» de musique «. d*arf cher» 4it d'arboléUriers du duperteweDt du Nord et des départe» xnens cirejonvoi^ips ont été iovitéee à plusieurs reprises à assisr 1er à la récep^on de Ciiarles X dins cettis ville. Des médailles 5optproinis)|s à ^(hi^s les eooEipeg^pies'qui auront «tè prôsenles À ^tte:r^cQpAipi|, II; seraren.oufire décexoé djea jnédailtes pour k belle tfnuje e% Téloiguepieol'. Une dii^ributioa de comestibles et de liq^idf 9 dQit être préparée pour âo,eoo personnes.

. ( Rognure du Counieirfrt^çaù. )

— Les enfans, dont l*4ge heureux est si propre à conserve^ ayecTiracité les sourenirs^ auront part aux plaisirs du 3 septembre : plusieurs corbeilles de gâteaux leur sont préparées.»

FUNERULLES DE H.. MANUEL.

Je ne youçadresso poîjat» Monsieur, lesi volnmir ^eux pas$.agej$ qne |a cei^sure a aiipprimés dans toutes

les relatjoas de ces obsèqpes^ Uq y^^i^ ^^M^(I^ ^ ^^ être fliîs au ioiiir ce matin».

Mais il est impossible de ne pas faire entendre de$ accens sévères sur le. scandale qui viçnt d attrister 'Paris.' Le plus grand , le plus irréligieux des crimes est h profanation dès tombeaux. . ' . .

• tJn cimetière occupé comme une place prise d'assaut, les pierres sépulcrales ébranlées, la paix des. mânes troublée par les passions des vîvans , c'est un spectacle <<pie nul payis au tii<onde n-ôffte aujourd'hui, si ce n'est la France. Le bimétiè^e d'est-* il plus le champ At repos? Ne peut-on pas faire , sur le seuil de la demlèrfc 404ieilfe, trè^e àilxrininvitiés de cette iiie? ne peui-on (tas 4^ Cfoire en pfrpe aetiti?e , dans les doH^aineB de k Jt»o>t?

La Quotidienne contenait hier dei iplAinteft éki*

quentes sur ces désordres ; mais elle omettait de dire à qui la faute.

« La police semble avoir eatrepris de c^^gef en çGHDbats toutes les funérailles» ef, de jpouysuivre i^osî vengeances fusque sur les cercueils. Pourquoi cet #p-* pareil militaire, pourquoi cette arnïëe sur le chemin d'un convoi ? N y a-t-il point une provocation coupable dans cette ostentation de la force publique? ne saitpn pas que le Français , quand il voit briller des armes, veut et croit en tenir ?

A quoi bon ne pas laisser la dépouille du duc de X^iancourt s'acheminer en paix, sur les bras de dîscipl63 ^econnaissans, vers les tombeaux de se&pères? De quel dfoit interdire à des parens, à des a mis-, à des adzmr rateurs passionnés, la satisfaction de s'atteler à un char funèbre? Etait-*il pieux d'arrêter un lugubre convoi^ ^de le cerner comme une troupe ennemie, de parlfSr menter sous les armes avec un frère en> deuil, dei^^ )ever un cercueil sur des amis désarmés, de suspend]?^ ce dernier voyage , de leterni^er^ de Tepsanglantef peut-être! Tout Paris rend hommage à la présej;icf id'esprit et h la sagesse de M. Lalfitte, qui.i par l^utorite de sa parole , aussi fe^me que persuasive -, à délerr .miné à la soumission une jeunesse exaspérée. Il ^ rendu à l'ordre public un grave service :sans Iui,Pa- ,ris aurait eu à gémir d'autre chose que d un scandale.

Maintenant que cet ébranlement est donné , où s'arrêtera-t-il ? Chacun doit-il craindre que des combats de gladiateurs vit^nnent décorer sa sépulture , et U police he cbnsçntira^t^Ud pai à laisiser intacte la liberté des funérailles? ' î

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