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Sans avoir i^^iiindi' iiinti'c, et (ui dopit de ces assurances, l'incident n'en l'tail pas moins dcsagri''al)l(\ Si \\ illnui^-by, sinipli,' aventurier sans nuuulat n'avait réussi nulli; jiart, pas plus à Paris, qu'à Londres, à Berlin ou à l{om(^, sa Itri'scncc prolong('e en l']urope entretenait une fâcheuse (■quivoque et ne pouvait qu'encourager les mauvaises dispositions des gouvernements anglais et hova. Fort licureuscment W'illûughv se dégoûta bientôt de ces pérégrinations coûteuses et inutiles. Probablement pensa-t-il qu'il y avait moins à gagner pour lui en Europe qu'à Madagascar, où le terrain lui serait plus favorable. 11 se rembarqua donc et nous le verrons bientôt réapparaître à Tananarive, dans ses triples fonctions de guerrier, de diplomate et surtout d'agent d'affaires véreuses.
Un autre incident non moins significatif se déroulait à peu près en même temps, à Londres.
Peu de temps après son arrivée à Madagascar, ^L de Vilers avait deniand('' la suppression des consulats malgaches à l'étranger, dont l'existence était radicalement inconciliable avec le traité de 1885 '. Ces consulats étaient au nombre de trois : l'un à Port-Louis (île Maurice), les deux autres à Paris et à Londres. A Paris, l'affaire fut vite réglée; M. Suberbie qui était titulaire du poste, se soumit aux injonctions qui lui furent faites, et il résigna ses fonctions, dès le mois d'octobre 188G, mais il n'en fut pas de même à Londres. M. Samuel Proctor, qui s'inti-
à notre nnihnssmlcur à Berlin, de relever la théorie inattendue, d'après lai/uelle une puissance est til/re de ne pas ot)sercer un traité auquel elle n'a pas pris part. Tous les traités, pour être valnt>les. n'ont pas besoin de la consécration européenne, et quand ils ont été notifiés sans soulever d'objections, quand ils ont été conclus, d'ailleurs, entre deux gouvernements indépendants, il semble que les autres doivent s'y conformer. Le système contraire jetterait un grand trouble dans le droit public. »
1. M. ilr MIoi'S au DOiiarli^iiienl. 7 novi'iMl)re !88i"i. Correspondance inédite.
102 l'affaire de MADAGASCAR.
tulait consul de la Reine Ranavalo, était un des agents les plus actifs du comité de iladagascar, qui s'était constitue, en 1881, dans le seul but de combattre l'influence française. Pour occuper les loisirs étendus que lui laissait la gestion de son consulat, il avait monté une maison de quatrième ordre, où l'on s'occupait vaguement de commerce. Invité par l'ambassadeur de France à lui remettre ses archives, ce personnage déclara solennellement que ses instructions s'y opposaient. ^I. Waddington ne voulut pas entamer de discussion. H pensa, non sans raison, qu'il serait tout à fait illusoire de solliciter l'intervention du cabinet anglais, que le rôle insignifiant joué par M. Proctor ne méritait pas qu'on insistât sur une question purement théorique et que, le jour où l'Angleterre aurait consenti à ce que son consul à ^ladagascar reçût l'exequatur français, le contre-coup de cette mesure décisive atteindrait immédiatement le consul malgache ^ Mieux valait aborder de front la véritable difficulté et réclamer directement de l'Angleterre qu'elle reconnût, à Tananarive, les conséquences du traité de 1885. Il fallut quatre ans pour l'amener à céder.
Depuis la mort de M. Pakenham, survenue àTamatave, en 1883, les fonctions de consul d'Angleterre, dans l'Ile de Madagascar, étaient vacantes. Les seuls reprc'-sentants officiels de la Grande-Bretagne étaient deux ou trois agents consulaires plus ou moins régulièrement accrédités, dont le plus important était le Révérend Pickersgill, (icting consul à Tananarive. En novembre 1886, le cabinet anglais se décida à régulariser la situation et envoya à ^ladagascar le capitaine Haggard, cousin du marquis de Salisbury.
La question de l'exequatur était donc officiellement
1. M. Waddington au Département, 24 janvier 1887. Ooctimenls inédits.