‹ Cent annees de rivalite coloniale- L'affaire de MadagascarChapitre 28 sur 32 · Tracts publiés à Tananarive · texte numérisé non relu

Tracts publiés à Tananarive

2. Par chaque courrier anglais, venant du cap de Bonne-Espérance, débarquaient à Vatomandry plusieurs de ces prétendus officiers volontaires qui gagnaient la capitale par des voies détournées. Ces aventuriers, étrangers au service militaire, ne recherchaient que des subsides.

3. Filazalazana Malagazy, 7 novembre 1894. « M. Porter, acling bri-

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dont les vivacités habituelles se donnaient naturellement libre cours; dans l'altitude pleine de rétieenci's du cabinet de Londres, qui dissimulait mal son profond mécontentement', les politiques crédules du Palais d'Argent trouvaient, chaque jour, de nouveaux motifs d'espérer (|ue la France ne serait pas libre d'agir à sa guise à Madagascar.

On sait comment ne tardèrent pas à s'évanouir les espérances insensées de Rainilaiarivony et de ses conseillers. Le 7 décembre 1894, M. Casimir-Périer, président de la République, promulguait la loi ouvrant, pour les dépenses de l'expédition de Madagascar, le crédit de 65 millions que M. Hanotaux avait obtenu du Parlement. Le 12 décembre, le commandant Bienaimé occupait Tamatave, que M. de Vilers quitta, le 26, après avoir, jusqu'au dernier

lish vice-consul à Tananarive, a demandé au gouvernement malgache s'il pouvait traiter directement avec lui les aiTaires des sujets britanniques de Tananarive. Dans sa réponse, le premier ministre a déclaré qu'il serait lieureux de reprendre les affaires que le représentant des sujets britanniques pourrait avoir à traiter directement avec le gouvernement malgache. » Plus passionné que son chef. M. Anatole Sauzier, acting british vice-consul à Tamatave, créole mauritien d'origine française, voulant faire du zèle, se mettait à l'entière disposition du gouverneur général de la province et sollicitait, par son intermédiaire, l'envoi d'instructions du premier ministre sur la ligne de conduite à suivre.

1. Un communiqué officieux avait paru, dans les journaux anglais, le 19 septembre précédent, à l'annonce du départ de M. de Vilers pour Madagascar. Il constatait l'état déplorable des choses dans l'ile, le préjudice qui en résultait pour le commerce anglais, et l'obligation pour ia France d'assurer la paix et la tranquillité dans le pays. Toutefois il s'élevait contre l'éventualité d'une prise de possession et concluait que « quelle que fût la décision de la France, les traités conclus entre la Grande- Bretagne et les llovas subsisteraient ainsi qu'il avait été convenu en 1890 ». Ce communiqué avait surpris les esprits en France, car il n'est pas dans les habitudes diplomatiques, qu'un gouvernement fasse à la presse des communications officieuses sur des sujets qui intéressent exclusivemennt une tierce puissance.

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