A L EST DU FRASER
lument différente de celle que parlaient lesKamloops et lesShoushouapes; niais ces sauvages, par leurs bonnes dispositions et leur caractère moins rude, donnèrent à leurs Missionnaires de réelles consolations.
Cet établissement créé dans un climat très sain et sur un sol fertile, prospéra, sous tous rapports, assez rapidement.
Un camp de sauvages Kootenays.
■ — ■ Décidément, écrivait l'un des Missionnaires, en 1880, nos Kootenavs sont les Bas-Bretons de la Colombie britannique... des gens qui avancent toujours et ne reculent jamais... A vrai dire, c'est lentement qu'ils avancent, mais ils avancent... S'ils tombent, ils se relèvent, à part de rares exceptions, et regagnent promptement le terrain perdu... Le gros de l'armée n'a jamais reculé : la nation ne cesse pas d'avancer sur le champ de bataille de la vie chrétienne. La preuve, c'est que les sacrements sont bien fréquentés. Presque tous nos sauvages se confessent et communient plusieurs fois par an ; quelques-uns plusieurs fois par mois... En somme, sans être des anges, ils deviennent véritablement d'excellents chrétiens.