DURBAN
travail. Un flux incessant d'émigrants lui apportait constammtut de nouvelles âmes, qu'il ramenait à la pratique de leurs devoirs.
Quelques années plus tard, ces commencements si consolants furent couronnés par la création d'une école catholique. C'était le moyen d'arracher les enfants à l'influence protestante, et de les avoir plus régulièrement aux leçons de catéchisme.
Trois cents Indiens, ou coolies, dont beaucoup étaient catholiques, étant arrivés, le P. Sabon se mit à apprendre le tamoul, leur langue, afin de leur prodiguer les secours de son ministère. Il convertit même parmi eux plusieurs infidèles qu'il baptisa.
Se faisant ainsi tout à tous, il jouit bientôt de la confiance universelle dans une population si mélangée, car sa bonté, promptement légendaire, lui conquérait tous les cœurs.
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Le P. Sabon.