CHAPITRE yi
Au Grand Séminaire de Saint-Sulpice
§ 1 "Estime et confiance témoignées à l'abbé de Mazenod.
Elles ('•taieiit bien surnaturelles les intentions d'Eugène, quand il vint IVapper à la porte du séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, au mois d'octobre 1808.
Sa sœur était à la veille de se marier avec le marquis de Boisgelin. Elle s'établissait brillamment dans le monde. Quant à lui, renonçant à tous les avantages terrestres, il entrait dans le sanctuaire : il avait choisi la meilleure part.
Sous la conduite du saint M. Emery et dune pléiade de maîtres éminents, se pressaient une centaine d'élèves des plus distingués. Indiquons simplement MM. AiTre, le futur archevêque-martyr de Paris ; Maurice de Bonald, plus tard cardinal et archevêque de Lyon; Charles de Forbin-Janson, depuis évêque de Nancy et primat de Lorraine. Il y avait là également les futurs archevêques et évoques d'Albi, de Besançon, de Strasbourg, de Soissons, de INIeaux, d'Orléans, du Mans, de Nevers, de Verdun, de Châlons, de Limoges, etc. : une véritable pépinière de princes de l'Eglise.
Dès les premiers jours, Eugène de Mazenod prit rang parmi les plus parfaits.
Malgré sa modestie, sa rare vertu éclata ltiiMit«M. La iiiullitude de lettres qui nous sont restées d'eux montre évidemment qu'il exerc.ait une soi'te de fascination sur ces jeunes gens délite. Ces Ictti-es sont l'expression, mille l'ois répétée, des sentiments dattachemcnl, d'estime, de confiance, de respect; disons jdiis : de vénération, dont tous l'entouraient déjà. A son insu, il avait actjuis cniiimc une supériorité, volontairement acceptée par eux.
En tliverses circonstances mémorables, ils le lui prouvèreiil d'inie iiiaiiiére non ('•(|ui\()(pie.
Moins d lin an .ipies l'enliée dl-.ii^ène an séminaire. Najxdéon, le