AUTUN
missions. Ils en prêchèrent dix-sept, durant le premier hiver. Le succès fut tel, que l'enthousiasme gagna de proche en proche. Pour assurer à leurs paroisses les bienfaits d'une mission, les curés les faisaient inscrire deux ou trois ans à l'avance. Dieu bénissait manifestement les travaux de ses apôtres.
Dans la petite ville d'Anost, par exemple, sur une population de trois à quatre mille âmes, douze cents hommes s'approchèrent
Autun. — Église de Saint-Jean-le-Grand et maisoa des Oblats attenant à l'église. (On ne voit de la maison que l'étage supérieur et les mansardes.)
de la Table sainte. Mgr de Marguerye qui leur distribua le pain céleste, en pleurait de bonheur.
Mêmes victoires dans les régions où l'incrédulité semblait fermer invinciblement les âmes aux influences de la grâce. Ailleurs, le protestantisme qui tâchait de s'implanter dans le diocèse, multipliait les tentatives de prosélytisme. Les missions dressèrent devant lui une barrière infranchissable. Si les Pères ne réussirent pas toujours à ramener au bercail les brebis égarées, ils démasquèrent, du moins, les secrètes machinations de l'erreur, déjouèrent ses ruses de tout genre, et fortifièrent la foi chancelante de ceux que les agents de l'hérésie considéraient comme leurs victimes.
Parmi les Oblats attachés à la maison d'Autun et qui poussèrent si vigoureusement le combat contre l'enfer, citons les Pères Fayette, Sacré, Zabel, Martignat, Gaillo, lîonnefoy, Desbrousses, Glianaux, Lepers, Rivory, etc.
Durant l'été de i858, Mgr de Maguerye écrivait au vénéré Fondateur :
L EXTENSION' EN FRANCE
— Je voulais vous exprimer plus tôt notre satisfaction de posséder vos chers entants, et vous remercier... Le clergé goûte vos bons Missionnaires, et je ne doute pas que Dieu ne bénisse notre oeuvre. Je dis noire, puisqu'elle est la vôtre et aussi la mienne. Je puis vous dire que les Oblats prennent à merveille ! ...
Le 3 juillet 1859, il écrivait encore :
— Vos chers fils ont produit partout des fruits abondants. Le clergé et le peuple les estiment et les aiment. De tous côtés, on me témoigne combien on est heureux de cette fondation dans mon diocèse.
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