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L ANGLETERRE A L ARRIVEE DES OBLATS {>II

Pusey neut point ce courage ; mais plusieurs de ses amis, ou de ses disciples les plus illustres, ne s'arrêtèrent pas sur la voie. Newman se convertit au catholicisme, en 1844 ; Faber, en i845 ; Manning-, en i85i, etc. Par leur exemple et leur zèle, ils entraînèrent beaucoup de leurs concitoyens, surtout des hautes classes (i).

En outre des trois partis de l'église nationale, ou groupe confessionnel, il existait, à cette époque, une multitude de sectes, dites nonconformistes ou dissidentes.

Leur noml>re était invraisemblable, et leurs noms des plus variés.

D'après les auteurs qui ont eu la patience de les compter, il y en avait cent quatre-vingts dans la seule ville de Londres, et plus de trois cents dans le reste du royaume : sociniens ou ariens modernes, unitariens, quakers, illuminés, visionnaires, prophètes, piétistes, presbytériens, baplistes et anabaptistes, méthodistes, chrétiens israélites, stéphéniens, chrétiens libres penseurs, nouveaux chrétiens, indépendants, congrégationalistes, antinoméens, niveleurs, érastiens. chrétiens de l'amour, prédestinériens, millénaires, pèlerins de l'évangile, saints des derniers temps, etc., etc. (2).

Comment s'étonner de cette excessive floraison d'erreurs ? Est-il idée si extravagante, ou système si étrange et si ridicule, qu'un protestant ne puisse embrasser en vertu du libre examen?

Ces diverses sectes se détestaient cordialement et se faisaient la guerre. Pourtant un sentiment commun les rapprochait : la haine ilu catholicisme.

Très souvent, les Oblats eurent à les combattre. Nous les retrouverons dans la suite de ce récit.

(i) Cf. \ewman, Historij of nuj religions opinions, in-S^, Loiulrcs. i865, analyse savante de ([uarante ans de vie intime. — Tiinreau-Dangin, op. cit., t. I. p. 108, 280, 295. — Id. Le Catholicisme en Angleterre, an XIX'^ siècle. Conférences données à l'Institut catiiolique de Paris, en 1908, in-12, Paris, 1909.

(2) Cf. Uelisle, L'Anglicanisme et les sectes dissidentes. in-8'\ Paris. 1893. — De Madaunc, op. cit., p. 606. — Lichtenberger, t. II, p. 438. — W. Ilolden Ilullon, The english Chnrch, in-8^ Londres, i9o3, p. 188 scj, i2o3 sq.

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