‹ Cent ans de phtisiologie, 1808-1908Chapitre 3 sur 20 · DE F R A N C E · texte numérisé non relu

DE F R A N C E

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tution séculière, ce qui prouve — cela soit dit en passant — qu’en matière de sanatorium pour tuberculeux, comme en matière de laïcisation hospitalière, nous, les modernes du nouveau et de l’ancien monde, nous avons peut-être moins innové que nous nous l’imaginons ?

N’avais-je pas raison de dire singulièrement instructives les histoires des touchers royaux, puisque, grâce à elles, nous sommes renseignés sur l’époque déjà lointaine où les humeurs froides étaient endémiques , aussi bien que sur leur contagiosité ?

La croyance en celle-ci nous apparaît donc (d’après les textes que je viens d’évoquer) avoir longuement précédé la notion de contagiosité de la phtisie pulmonaire qui semble s’affirmer, pour la première fois, dans un Edit de Ferdinand VI d’Espagne. C’est le 6 octobre 1761 que le successeur de Philippe Y rend, en son palais du Buen Retiro, la première Ordonnance royale destinée à prévenir et à protéger le public contre la contagion.

L’Edit madrilène1 est d’autant plus curieux qu’il se double d’un exposé des motifs et de sanctions pénales.

Celles-ci, étant donné le pays et les mœurs de l’époque, durent sembler moins sévères aux fidèles sujets de Sa Majesté Catholique que, en matière de déclaration de la tuberculose et de désinfection, apparaissent vexatoires à nos contemporains les pénalités dont sont enfin

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