‹ Cent ans de république aux États-UnisChapitre 105 sur 166 · Voir Curtis, HUtory^ t. I, p. 4 et suivantes · texte numérisé non relu

Voir Curtis, HUtory^ t. I, p. 4 et suivantes

Tandis que les députés des bourgs étaient élus parle peuple, les membres du Conseil devaient d'ordinaire leur nomination soit à la couronne', soit aux propriétaires ou concessionnaires de la colonie*, soit aux Assemblées générales', ce qui constituait alors une espèce d'élection à deux degrés. Par exception seulement, le droit d'élire le Conseil, aussi bien que la Chambre, appartenait aux freemefiy ou citoyens libres*.

Rien de plus difficile, d'ailleurs, que de formuler des règles précises. Ces caractères distinctifs, assez obscurs au début, sont très variables dans les mêmes provinces, selon les époques, et selon les modifications apportées par le temps aux relations de la métropole avec ses possessions coloniales.

1. Dans les gouverDements royaux, tels que ceux de New-York, de New-Jersey, de New-Hampshire, de Virginie, de Caroline et de Géorgie.

2. Dans les gouvernements de propriétaires, comme ceux de Maryland, de Pensylvanie, et de Delaware. Par ce terme de propriétaires, on désignait en Amérique les concessionnaires (individus ou compagnies) de vastes territoires, directement octroyés par la couronne. Ils vendaient ou rétrocédaient ces terres à de nombreux colons, en se réservant certains droits, politiques et autres, sous contrats de diverses formes.

3. Dans les gouvernements fondés par des chartes royales, comme le Massachusetts.

4. Dans le Rhode-Island et le Gonnecticut, après la révolution, de 1688.

Page 1