‹ Cent ans de république aux États-UnisChapitre 107 sur 166 · I.Bancrofi, Histoire des Éiats^Unis^ t. IV, p · texte numérisé non relu

I.Bancrofi, Histoire des Éiats^Unis^ t. IV, p

patriotes américains au moment du conflit suprême avec l'Angleterre.

La prétention constante des colonies était d'avoir un gouvernement autonome pour tout ce qui concernait l'administration intérieure, et en particulier pour l'établissement des impôts. Aussi ne voyaient-elles pas sans ombrage le roi ou les propriétaires siégeant dans la mère patrie se servir du Conseil choisi par eux pour diriger de loin les affaires purement coloniales, c Les membres du Conseil, disait Franklin, sont nommés dans la plupart des provinces par la couronne sur la recommandation des gouverneurs, et par conséquent ils obéissent trop à une influence étrangère*. »

Ces paroles donnent la clef de l'opposition faite aux Chambres hautes, regardées, non sans raison parfois, comme les alliées et les auxiliaires de la métropole contre la cause des libertés de l'Amérique. Dans le courant de l'année i 748, le Conseil du New^- Jersey écrit en Angleterre qu'il « croit remplir un devoir strict en exposant à Sa Majesté que les idées de rébellion font chaque jour de nouveaux progrès* ». De même, le gouverneur du Maryland,

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