‹ Cent ans de république aux États-UnisChapitre 109 sur 166 · CENT ANS D£ RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

CENT ANS D£ RÉPUBLIQUE

n'ont pas commis d'illégalité, disait avec dépit un ministre du roi Georges, mais je jurerais qu'il ne * s'en faut pas de l'épaisseur d'un cheveu. »

En 1766,1e gouverneur du Massachusetts, peu satisfait des élections au Conseil provincial, prétend les casser. Le Conseil proteste aussitôt. < Aucune des deux branches de la législature, affirmet-il, n'a usurpé les droits de l'autre. Tout s'est passé conformément à la Constitution et à la charte. Une élection régulière, quoique défavorable à celui qui occupe le fauteuil, ne mérite pas d'être qualifiée d'attaque formelle contre le gouvernement, ni d'atteinte à l'autorité du roi'. > Lorsque les marchands de New- York se réunissent, eni768> afin de faire acte d'adhésion collective à la célèbre ligue de Boston, frappant d'interdit les articles importés d'Angleterre, le gouverneur manifeste le dessein de s'y opposer. Le Conseil sanctionne la légalité du meeting et déclare que les citoyens s'assemblent uniquement dans l'intention d'arrêter entre eux certaines règles d'économie intérieure ; qu'étant maîtres de leurs biens, ils ont la liberté d'en disposer selon leurs convenances.

A bout d'arguments, le ministère anglais re-

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