‹ Cent ans de république aux États-UnisChapitre 116 sur 166 · Voir Gurtis, History, t. H, p. 141 et suivantes · texte numérisé non relu

Voir Gurtis, History, t. H, p. 141 et suivantes

rbannonie durable entre les fractions diverses de l'Union. Selon la thèse subtile du savant commentateur, le pouvoir législatif d'une Confédération telle que les États-Unis^ devait s'exercer à la fois au nom de la souveraineté collective des citoyens et au nom de la souveraineté individuelle des États particuliers. De ces deux conditions, la première était remplie par la Chambre, élue d'après le chiffre des habitants; pour réaliser la seconde, il fallait donc que le sénat fût organisé sur la base de l'égalité parfaite entre les États. Par suite, aucune loi ne serait imposée à la nation sans avoir subi la double épreuve de l'adoption par la majorité du peuple, représenté à la Chambre, et par la majorité des États, représentés au sénat fédéral *.

Cet argument spécieux, imaginé peut-être après coup, n'aurait pas eu le don de convaincre les Américains, s'ils n'avaient admis l'usage libéral d'accorder de larges compensations aux minorités. Car l'égale répartition des sièges sénatoriaux est tout à l'avantage des petits États, dont l'indépendance et la sécurité se trouvent garanties contre le danger d'une double prépondérance représentative

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