Voir the Federalist, p
tueuse el trop mobile pour participera la discussion d'affaires aussi graves, où uae heure d'entraînement peut avoir des conséquences irréparables. Toute Assemblée dont les membres, renouvelés fréquemment, ont i se préoccuper sans cesse de leur attitude devant les électeurs, est toujours exposée à subir le contre-coup des passions du moment, et à sacrifier les intérêts permanents du pays pour conquérir une popularité passagère. Un Conseil plus restreint, plus stable, moins à la merci des hasards du scrutin, semblait réunir davantage les qualités requises, et en première ligne le calme, la sagesse, et Tindépendance. Par là devaient se trouver mieux garantis les engagements contractés envers les puissances étrangères, tandis que les questions dans lesquelles la dignité nationale était en jeu, pouvaient être jugées sans emportement ni faiblesse.
Quelques-uns des constituants manifestèrent la crainte que des sénateurs si peu nombreux ne fussent accessibles i la corruption. Cette objection fut écartée. On estima que, pour sauvegarder la sécurité et l'honneur du pays au dehors, ta prudence permettait de se reposer sur un corps d*élite, représentant naturel des États et personnification vivante de TUnion.
Les adversaires de la Chambre haute demandaient au moins que les suffrages des deux tiers du nombre total de ses membres fussent nécessaires à la ratification des traités diplomatiques. Ils pensaient renforcer ainsi la majorité. L'adop- . tion de leur projet aurait assuré, au contraire, à la minorité la plus infime une influence excessive. Rendre obligatoire l'adhésion des deux tiers du sénat entier équivalait presque en fait à exigerl'unanimité des sénateurs qui assistent habituellement aux séances. Dès lors, le veto d'un ou deux opposants aurait frappé de nullité l'assentiment de tous leurs collègues. La règle des deux tiers fut admise avec cette réserve que la proportion des voix serait établie seulement d'après le chiffre de présence au moment du vote.
La minorité conserve encore assez de puissance, puisque le tiers plus un des sénateurs présents peut faire rejeter définitivement des traités approuvés par la majorité sénatoriale et signés par le président des États-Unis. Sur ce point, comme sur plusieurs autres d'importance essentielle, la Constitution américaine déroge donc à la loi du nombre \