‹ Cent ans de république aux États-UnisChapitre 26 sur 166 · Voir ibid · texte numérisé non relu

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consulte même pas. Comment prévoir la réponse qu'elles auraient faite à une question qui ne leur a pas été posée? « De quel droit, conclut Story^ pourrait-on affirmer que dans nos libres Constitutions le gfouvernement est fondé en fait sur fassenliment du peuple entier, lorsque d'un côté une fraction notable de celui-ci n'a pas eu la faculté d*exprimer son opinion, et que, de l'autre, un nombre considérable de votants ont exprimé une opinion absolument contraire ^ ? »

S'agil-il, non plus de la création des lois constitutionnelles, mais de la marche ordinaire des affaires publiques, tout se passe encore de même. Le peuple, dans les grands États démocratiques, n'exprime sa volonté que par les élections, au moyen desquelles il choisit ses représentants, et la souveraineté populaire revient toujours à là domination exclusive des majorités, avec une complication nouvelle. Car le système représentatif introduisant un rouage de plus dans le mécanisme gouvernemental, chacun peut constater, par des calculs fort simples, à quelle infime minorité de la nation et du corps électoral même correspond telle ou telle majorité parlementaire *.

i. Story, Commentants, t. I. p. 229.

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