CENT ANS DE RÊPURLIQUE
jours meaacé dans son existence par la moindre variation du scrutin? Suivant la remarque fort judicieuse d'Hamilton, « aucm gouvernement, pas plus qu*aucun individu, ne sera longtemps respecté qui ne mérite réellement de l'être; et jamais Une le méritera s'il ne remplit pas certaines conditions d'ordre et de stabilité >^
La combinaison de l'inviolabilité du trône a cet effet salutaire que le pouvoir royal survit à toutes les modifications qui s'opèrent en dehors ou audessous de lui. La doctrine de la souveraineté populaire, réduite à la loi du nombre, veut, au contraire, que la nature et la forme, comme le personnel du gouvernement, soient perpétuellement changeantes et changées. Aux yeux des républicains de principes, le repos est une idée monarchique. € Il n'y a pas de repos pour les peuples libres '. »
Mais il faut aller jusqu'au bout. Prétendre établir sur cette base mobile et vacillante du c perpétuel provisoire » une forme quelconque de gouvernement déllnitif, est une entreprise vaine autant qu'illogique. L'électeur d'aujourd'hui n'a pas qua-