Voir le préambule de la Constitution des États-Uuis
2. George Bancroft, Histoire des États-Unis depuis la découverte du continent américain, traduction française. Paris ; 1881 . T. vni, p. 2^1. — De même « en 1772, le gouverneur anglais du Massachusetts, Hutchinson, sommant la province de déclarer si elle contestait la suprématie universelle du Parlement, le Conseil
déclaration n'était pas seulement une arme de rombat, une de ces formules, trop vite oubliées, d'opposition révolutionnaire. Le fier langage d'Otis resta gravé dans les âmes comme définissant un dogme essentiel de la nouvelle république. Hamilton y reconnaissait la loi suprême que nulle société ne pouvait enfreindre sans reculer infailliblement vers la barbarie primitive. € Quand chez un peuple les institutions politiques se prêtent à ce que le parti prépondérant puisse se coaliser pour opprimer le parti le plus faible, il est permis d'affirmer avec certitude que l'anarchie règne aussi complètement que dans l'étal de nature*. »
Appliquées aux démocraties, ces doctrines ont des conséquences rigoureuses que les publicistes américains, et leurs coryphées en tète, ont le courage de préciser. Si la majorité poursuit un but entaché d'injustice, elle se met en opposition avec la fin légitime, la mission bienfaisante qui est l'unique raison d'être des gouvernements. Parle fait de cette erreur ou de ce délit, elle s'est condamnée
déclare dans sa réponse que Tauloritô suprôme et illimitée ne peut appartenir qu*au maître de[l*univers ; que/parsa nature même et son but, Tautorilé de tout gouvernement se trouve limitée» etc. » Ibid.,i. IX, p. 276-277.