S8 CENT ANS DE RÉPUBLIQUE
mis en péril par les efibrls réunis du grand nombre*. > C'est le partage des attributions, poussé presque jusqu'à Témieltement. Et ce moyen, destiné en théorie à garantir la souveraineté du peuple contre les empiétements de ses propres délégués*, a pour effet pratique de la restreindre et de l'affaiblir. Elle s'exerce par tant d'intermédiaires, peu ou point responsables, qu'elle perd notablement de son énergie avant d'atteindre à ses fins, comme un puissant mécanisme, dont le mouvement initial, transmis à distance, diminue par les frottements.
Discutable en principe, la doctrine de la division des pouvoirs vaut selon la manière de l'appliquer. Les Américains ne cherchent pas des combinaisons constitutionnelles raffinées afin d'agencer un gouvernement qui suive les moindres oscillations de la volonté populaire. Ils prétendent donner aux différents organes de l'État, représentant cette volonté à divers titres, une force de résistance suffisante pour se faire i^espectivement échec, de façon à modérer les uns par les autres les emportements et les réactions de l'esprit public. Dire que les