‹ Cent ans de république aux États-UnisChapitre 53 sur 166 · Voir Story, Commentaries, t II, p · texte numérisé non relu

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surprennent tout un pays par la ruine de son gouvernement, consommée entre deux soleils.

On sait que la capitale des États-Unis est une ville peu considérable et médiocrement peuplée, purement administrative et politique, dépourvue de commerce et d'industrie. Elle ne possède aucune autonomie provinciale, et n'est pas représentée dans le Congrès, à la domination immédiate duquel la Constitution l'a soumise, avec le district de Colombie tout entier. La loi d'exception qui la régit rappelle l'état de siège attribuant à l'autorité militaire le pouvoir absolu dans une place forte. Washington, sorte de Versailles démocratique, est la citadelle où le gouvernement fédéral se trouve chez lui et règne en maître. N'étant pas l'hôte d'une puissante municipalité, il n'a pas à craindre d'en devenir le prisonnier ou ^otage^

Bien des dispositions essentielles furent imposées par les conditions mêmes du système fédératif, dont l'influence plus ou moins directe se fait d'ailleurs sentir sur tout l'ensemble de l'œuvre constitutionnelle ^ C'était naturellement à propos

1. La ville de New-York, la ville impériale, comme les Américains rappellent, n^est même pas la capitale de l'État de New- York, qui a pour chef-lieu la petite cité d'Albany.

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