‹ Cent ans de république aux États-UnisChapitre 68 sur 166 · U CENT ANS DE RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

U CENT ANS DE RÉPUBLIQUE

et les bienfaits que les administrations locales seraient incapables de lui assurer. Elle impose de même des resuiclioas précises aux peuples et aux gouvernemenls des Etats particuliers pour les empêcher de commeltre des abus de pouvoir au détriment de la prospérité commune ^ » A quoi serviraient ces prohibitions, comme le remarquait Hamiiton% si aucune sanction ' n'en faisait observer la lettre et l'esprit? Les constituants imaginèrent d'abord d'armer le Congrès d'un droit de veto sur toutes les décisions des treize législatures. En vue d'éviter les retards, Madison proposa de nommer des commissions qui se rendraient dans chaque Étal pour y donner leur assentiment aux lois urgentes ^ Mais, outre son étrangeté et les difficultés matérielles d'application, ce procédé avait un inconvénient capital aux yeux des Américains. L'ingérence perpétuelle du Congrès fédéral dans les travaux des législatures particulières eût supprimé de fait l'autonomie des États « mis en tutelle pour leurs moindres actes. Or le problème consistait à établir l'ordre hiérarchique et l'harmonie entre les deux souverainetés, pro-

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