‹ Cent fleurs de mon herbierChapitre 5 sur 62 · NOTIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

NOTIONS PRÉLIMINAIRES

oici quelques notes compilées, d'après les meilleurs auteurs, sur les divisions de la botanique et les organes des plantes. Nous croyons qu'elles peuvent être de quelque utilité pour les botanistes amateurs.

La botanique est la science qui traite des végétaux. On peut envisager l'étude des végétaux sous plusieurs points de vue, dont chacun constitue une branche spéciale dans cette partie de l'histoire naturelle. Ces divisions principales sont : 1° « l'Histologie » ou anatomie végétale, qui nous fait connaître les tissus qui composent les organes des plantes ; 2° « l'Organographie », qui comprend la description des différents organes des végétaux ; 3° la « Physiologie », qui s'occupe des phénomènes et des lois de la vie végétale ; 4P la Taxonomie » ou « Méthodologie », qui a pour objet la classification et la nomenclature des végétaux.

On peut considérer comme branches accessoires de la botanique : la « glossologie » ou « terminologie », c'est-à-dire l'étude des termes divers employés dans la science pour exprimer les organes des plantes, leurs innombrables modifications, etc ; — la « géographie botanique », qui s'occupe des lois, suivant lesquelles les végétaux sont distribués dans les différentes parties du globe, de leur situation, ou de la hauteur à laquelle ils croissent ; — la « botanique apphquée », qui étudie les rapports existant entre l'homme et les végétaux.

Les plantes, sous le rapport de leur organisation, de leur mode, de leur habitat, de leur durée, de leurs usages, sont dites : « ligneuses », lorsque la tige forme un bois solide ; « sous-ligneuses », lorsque le bas de la tige seul prend la consistance du bois ; « herbacées », lorsque la tige persévère tendre, molle, et de couleur verte ; « terrestres »,

(1) Pour la liste des ouvrages où nous avons puisé, voir à la fin du volume.

lorsqu'elles poussent de la terre ; « aquatiques », lorsqu'elles vivent dans l'eau ; « marines », si elles vivent dans l'eau salée ; « annuelles », lorsqu'elles ne vivent qu'une année ; « bisannuelles », si elles vivent deux ans ; « vivaces », si elles vivent plus de deux ans. Elles sont encore : alimentaires, aromatiques, médicinales, tinctoriales, etc.

Suivant leur mode de génération elles se divisent en : « phanérogames », munies d'étamines et de pistils, séparés ou réunis sur le même individu ; et « cryptogames », se reproduisant par des corpuscules visibles, mais encore peu connus.

Suivant l'iîbsence ou la quantité de cotylédons, c'est-à-dire des organes qui élaborent les premiers sucs nourriciers, elles se divisent en : P « acotylédones », qui n'ont point de fleurs apparentes, ne produisent pas de graines, mais se reproduisent au moyen de spores ; 2° « monocotylédones », plantes dont la partie propagatrice ou la graine ne se compose que d'un seul lobe ou cotylédon et qui par conséquent, lors de la germination, n'offrent qu'une seule famille à leur sortie de terre ; 3° « dicotylédones », celles dont l'embryon se compose de deux lobes ; 4° « polycotylédones », qui en ont plus de deux. Leur nombre est très petit.

La classification. — Le règne végétal est donc divisé en trois grandes classes. Une classe est un groupe de familles ayant certaines ressemblances. Une famille est un groupe de plusieurs genres ayant des analogies. Le genre est un groupe d'espèces qui possèdent des caractères semblables en plus grand nombre entre elles qu'avec d'autres espèces. 'L'espèce est la base de toute classification. Les plantes de la même espèce reproduisent des plantes semblables. L'espèce est V unité. Elle se subdivise en variétés.

Le nom scientifique des fleurs est ainsi composé : le premier est le nom du genre et il est commun à toutes les espèces qu'il renferme. Ce nom général est appelé générique, et à chaque espèce s'en adapte un autre particulier, qui se nomme spécifique.

La plante. — Dans les végétaux les plus parfaits on distingue : 1° « l'axe » ou la « tige », qui est la partie ascendante et dont la tête est ordinairement formée d'un faisceau de ramifications ; 2° la « racine », qui s'enfonce dans le sol pour y fixer la plante et en tirer la nourriture qui lui convient ; 3° le « collet », qui est un petit bourrelet ou cordon, et quelquefois un point purement idéal dans la tige, près du sol, et qui sépare le système ascendant de la tige du système descendant de la racine. Il y a cependant des plantes anormales dans lesquelles quelques-unes de ces parties manquent totalement ou sont conformées de telle manière qu'il est très diflicile de les distinguer.

La FLEUR ET LE FRUIT. — J.-H. Fabrc dit : Il n'y a pas une seule

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