‹ Cent fleurs de mon herbier [microforme]Chapitre 54 sur 77 · W. CHAPMAN · texte numérisé non relu

W. CHAPMAN

Oui, nous l’aimons ce robuste végétal. On le rencontre partout au pays. Les paysans le plantent autour de leur maison; dans la forêt, ils en conservent des massifs pour la sucrerie; dans les villes, le long des boulevards, des squares et des jardins, il trône majestueusement.

L’érable est au Canada presque l’objet d’un culte, et il le mérite bien. Excellent pour le chauffage, fort employé dans la charpente et la menuiserie, son bois est encore recherché dans l’ébénisterie pour faire des meubles de prix; il est dur, d’une couleur brillante, et susceptible de recevoir un beau poli. Mais cet arbre est surtout remarquable pour sa production de sève sucrée dont on fait d'excellents sucre et sirop.

Cest à ce titre principalement que l’érable est populaire parmi nous. [L'industrie du sucre, qui prend ici le caractère d’une réjouissance, étant inconnue en France, il nous a fallu créer, de toutes pièces un vocabulaire d° expressions nouvelles pour nous entendre. C’est ainsi que nous disons journellement: érablière, sucrerie, aller aux sucres. le

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temps des sucres, les sucres, travailler aux sucres, faire couler les érables, entailler les érables, sucrier (individu qui fait le sucre), bordée des sucres (tempête de neige qui vient à la fin de l'hiver), sucre d'érable, sirop d'érable, tire, toque, plarine, réduit,

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