Ib., p
2. Ib., p. 41. — « Kaunitz aurait voulu qu'on indemnisât la Pologne avec la Bessarabie et la Moldavie et que l'Autriche, pour sa part de Pologne, reçût la Valachie. Joseph II, moins soucieux d'indemniser la Pologne, mais répugnant à prendre part dans ses dépouilles, aurait voulu pour l'Autriche la Serbie et les Roumains » (Lavisse et Rambaud, Hist. gén., VII, p. 509).
Catherine II un Mémoire dans ce sens. L'Impératrice de Russie céda et renonça à réclamer l'indépendance des pays roumains : « Kaunitz put faire valoir auprès des Turcs^ces avantages comme un à-compte sur la promesse qu'il leur avait faite de leur faire recouvrer toutes les provinces perdues '. »
Enfin le 6/17 février 1772, le comte Solms et Panin purent signer le projet du premier partage de la Pologne, dont la convention fut conclue, le 5 août, entre la Russie, la Prusse et l'Autriche. Cette dernière hésita longtemps : ses préférences étaient du côté de la Hongrie et de l'Orient. Voici comment raconte Frédéric-le-Grand les tergiversations de la Maison de Habsbourg :
Trois partis se formaient à la cour de Vienne : l'Empereur aurait voulu regagner en Hongrie les provinces perdues par la paix de Belgrade; l'Impératrice, sa mère détestait la guerre et voulait conserver la paix à quelque prix que ce fût ; le prince Kaunitz se trouvait dans l'embarras d'opter entre la guerre ou le partage de la Pologne et craignait de plus que s'il prenait ce dernier parti, l'union de la maison de Bourbon avec celle d'Autriche, qu'il regardait comme son chef-d'œuvre, n'en fût rompue 11 comprit qu'il
ne pouvait plus empêcher le partage delà Pologne ; il ne lui restait que d'y participer 2.
La maison de Bourbon ne s'émut pas du partage de la Pologne, comme nous l'apprenons par la lettre du 15 mai 1772