Corr. sec. du Comte Mercy-Argenteau, t. II, p
3. Ib., p. 159. « Hertzberg, pour mieux éblouir les Polonais, ajoute à
Et il continue, le 21 février 1788 :
Il est sûr que le Roi de Prusse, ou, pour mieux dire, M. de Hertzberg médite un coup fourré pour s'agrandir sur la Pologne, qu'il veut jouer un rôle à la pacification et continue le ton d'arrogance que depuis la réussite de son expédition de Hollande il se croit autorisé de prendre vis-à vis de toutes les puissances de l'Europe*.
Enfin dans sa lettre du 4 août 1788, Joseph II persiste dans sa résistance aux projets de Hertzberg:
Il est très certain que surtout M. de Hertzberg s'occupe toujours de lui procurer (au roi de Prusse) un arrondissement en Pologne, moyennant les villes de Dantzig et de Thornet les Palatinats de Posen et de Kalisch. Mais comme il s'agit en même temps que je troque la Galicie contre la Valachie et la Moldavie, il est bien loin de son compte, car je n'y souscrirai jamais 2.
Le cabinet de Versailles avait approuvé la demande delà Russie de garantir la Pologne contre les projets de la Prusse. De son côté, l'Angleterre réclamait le rétablissement du statu quo antebellum. Après la mort de Joseph II (10 février), son successeur Léopold se mit en communication directe avec le roi de Prusse, qui parla ouvertement et réclama l'exécution du projet de Hertzberg ; Kaunitz s'y refusa. Frédéric-Guillaume réduit ses prétentions, ne demandant plus qu'une partie de la Galicie. Sous la menace d'une guerre avec l'Autriche et la Russie, la Prusse dut signer la déclaration de Reichenbach (26 juillet 1790), reconnaissant le statu quo ; c'était la ratification du traité conclu six mois plutôt par Dietz à Constantinople.
l'appas des Galicies celui d'importants avantages commerciaux, un abaissement considérable des tarifs de la Vistule, la réduction à 3 p. 100 de droits s'élevant alors à 12 p. 100 » (Creux, p. 18).