‹ Cent projets de partage de la Turquie, 1281-1913 (volume 2)Chapitre 48 sur 280 · V. au ch. suiv · texte numérisé non relu

V. au ch. suiv

Léon X profita de la diète de Cambrai, réunie dans le but de concilier l'Empereur, le roi de France et le roi de Castille, pour revenir à la charge ; mais les négociations n'eurent pas le résultat qu'il souhaitait. Il forma alors une commission d'hommes spéciaux, qui rédigèrent un très long mémoire1 sur les moyens d'attaquer la Turquie. Ce mémoire fut envoyé à François Ier, le 14 novembre 1517, par une lettre du cardinal Sadolet. On y étudie en détail si la guerre doit être offensive et défensive, si elle doit être faite par tous les Princes chrétiens ou seulement par quelques-uns d'entr'eux; on suppute les dépenses à faire2, les obstacles que l'ennemi pourrait susciter. On examine une des trois routes proposées pour se rendre à Constantinople : soit« perGermaniam et Hungariam », soit « per Dalmatiam et Illiricum » ; soit « tertia que has difficultates évitât omnes ut per Italiam ad urbem Anconam et Brundusium cesarse majestas et christianissimus rex perveniant cum suis copiis. Hinc enim satis est commodus transitus in vEgyptum et Greciam. » Le ravitaillement se fera facilement, puisque la flotte chrétienne dominera la mer : « De commeatibus non erit difficile providere, classe nostra mari dominante. » On peut tenter d'avoir le concours des princes infidèles, qui sont en guerre avec les Turcs, mais il faut surtout espérer en Dieu et compter sur soi-même : « Sed non in hoc magna spes a nobis, verum in Deo et viribus consiliisque nostris est collocanda 3. » J'analyse au chapitre suivant, la réponse de François Ier du 16 décembre 1517, suivie de la réponse de Maximilien Ier.

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