T. I, p. cxxix-cxxxi
nous avons reproduit des passages au chapitre précédent, François écrit au pape Léon X, le 15 novembre 1516 :
Ferox est hostis, scimus, potens et multarum magnarumque victoriarum gloria superbus... Hortaris quidem nos, mones, incitas et enixe rogas quibus jure patris imperare licuit, ut hanc provinciam suscipiamus et ad Ghristi populos vel tuendos vel redimendo exurgamus.
François demande que la paix existe d'abord entre les chrétiens et alors :
Arma, viros, equos, naves, machinas, tormenta bellica, pecuniam ad tam sanctam tamque vere necessariam expeditionem dabimus2.
François Ier répond également au mémoire de Léon X par sa lettre du 16 décembre 1517. Il donne son avis, puisque le Très-Saint Père lui a fait « l'honneur » de le lui demander. 11 promet les secours matériels, mais l'argent, dit-il, « me semble n'estre bon que demeure en tant de mains, car seroit chose longue et de grosse despense pour le recouvrer; et si se pourroit esgarer et perdre, car il y a beaucoup de mauvais mesnagers et mal rescéans. » Si « les Ecossois, Suisses, Lorrains, Savoisiens, Vénitiens, Florentins, Siennois et Lucquoys » se joignent à lui dans la future guerre contre les infidèles « seray prest de ma part accomplir vostre vouloir. » Il fournira 4.000 hommes et 8.000 chevaux légers; il fournira une partie de l'artillerie. Il propose « que l'Empereur, roys de Hongrie, de Poulongne et autres princes de la Germanie assaillent ledit Turc au costé de Hongrie, et les rois catholiques, d'Angleterre et Portugal eussent leur force sur la mer3. »