Hurmuzaki, t. II, lre partie, p
Sultan ou bien rester célibataire ; « Neque cogitandum ei de alia vxore quàm quœ ab ipso Selimo designetur, preescribanturque, quando non id exigat, vt celibem vitam agat1. » La proposition du Grand Vizir de marier Marguerite de Valois au prince Jean Sigismond Zapolya se trouve consignée dans un Mémoire que Du Bourg adressa de Venise en 1569. En voici le passage essentiel :
Fut aussi proposé par ledit bassa le mariage de Madame avec le Transylvan, pour estre, au dire dudit bassa, vrai roy, âgé de vingt-quatre à vingt-cinq ans. nay de vray roy et royne et au demeurant prince, que ledit G. S., simbolisant et simpatisant avec l'Empereur Soliman, son père, aymoit comme son propre filz, le désiroit croistre et garantir d'honneur et de biens. Et sur ce propos déclara ledit bassa audit du Bourg le serment faict par ledict empereur Solyman de ne revenir jamais de l'armée de Hongrie, en laquelle est mort qu'il n'eust vaincu ledit empereur des Romains, pour instituer pour son successeur ledit Transylvan2.
La diplomatie autrichienne fut instruite de ce projet, car Adam de Franchi écrit, le 2 octobre 1569, à l'empereur Maximilien II :
Sacr. Gesarea Maiesta,... Hora li dico hauer saputo da bonissima parte, che non mente, qualmente la principal cagione dell' andata didetto Mochumut bei in Franciaè per persuader à S. Maiesta Christ-ma da parte del Gran Turco à douer sposare madama Margarita, sua sorella, con II Re di Transilvania, con promesse grandissimi di douergli aggiutare a meterl' In stato nel regno di Pollonia doppo la morte di quel Re, toccandogli di giure, con dargli in Governi gli regni di Moldauia et Vlacchia 3.
Ainsi la politique de la Porte était vraiment d'une haute envolée : non seulement elle travaillait à mettre sur le trône