‹ Cent projets de partage de la Turquie, 1281-1913 (volume 2)Chapitre 92 sur 280 · Introduction aux Œconomies Royales, p · texte numérisé non relu

Introduction aux Œconomies Royales, p

entre l'un des deux partis : ou de se transporter avec leurs biens dans un pays de leur choix, ou d'embrasser la religion du pays qu'ils habitaient »\ Quant à la Moscovie, ou Russie, on doit attendre que le temps lui permette d'entrer dans le concert de l'Europe.

Cette vaste confédération devait disposer de 273.800 soldats et de 117 vaisseaux.

Ces quinze Etats devaient entretenir une armée, chacun selon sa force, pour combattre les infidèles : « Essayer à former une tant proportionnelle cotisation entr'eux touchant ce -que chacune de ces quinze cotisations auroit à fournir à son regard pour l'entretien des armées qu'elles fussent suffisantes et capables de démener une guerre continuelle contre tes infidèles » 2. Se rendant compte que les pays limitrophes à la Turquie, étant plus exposés, devaient être spécialement fortifiés, Sully écrit : « Amplifier et fortifier le royaume de Hongrie, des provinces de Vienne, Autriche, Transilvanie, Carinthie, Stirie, Croatie et Carniole, afin qu'il fust capable de soutenir les soudains et impétueux attaquements des infidèles, attendant qu'il y eust esté pourvu plus puissamment3. »

Sully prévoit la défection de quelques-uns des chrétiens, voilà pourquoi il ajoute : « Pour y parvenir, estoit-il nécessaire de projetter des formes d'armées à cet effet et capables de défendre non seulement la chrestienté contre les infidèles, mais aussi pour faire des progrez et des conquestes sur ceux lesquels se sépareroient et feroient leurs attaquements ou s'uniroient tous ensemble, selon que les occasions se présenteroient et dont il seroit dressé un projet* ». Cette armée, qui devait être formidable pour résister à une coalition géné-

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