T. IX, p
raie, aurait été sous l'autorité et la conduite du Roi de France. On pouvait donc reprocher au Ministre de Henri IV, sous le masque de 'pacification universelle, de poursuivre les assises de l'omnipotence française. M. Hanotaux croit que l'on désirait principalement établir V unité religieuse : « Pour but idéal à cette grande organisation l'unité religieuse, pour but pratique et prochain l'expulsion des Turcs et des Moscovites d'Europe1 ».
Sully fut envoyé en ambassade auprès de la Reine Elisabeth d'Angleterre, dont on obtint l'adhésion en 1601 2. Avec le Pape, un traité fut même signé dans ce sens3. Quatre électeurs, du Palatinat, de Brandebourg, de Cologne et de Mayence, ainsi que les Vénitiens et le Duc de Savoie, connaissaient le plan et l'approuvaient4. Le projet fut également soumis au Roi de Pologne et aux princes de Bohême, de Hongrie et de Transylvanie8. Seule la Maison d'Autriche s'opposait6. Le Roi Henri IV aurait déclaré, en vue des avantages de la paix avec les Etats chrétiens, qu'il limitait les territoires de son Royaume aux possessions dont il jouissait alors et qu'il acceptait de fixer ces frontières à perpétuité7. Il aurait même promis de ne rien exiger des conquêtes à réaliser sur l'Empire ottoman.
Particulièrement intéressantes dans ce grand dessein sont les idées d'arbitrage entre .les peuples, idées tant discutées dans les conférences interparlementaires et reprises récemment par M. Bryan, l'actuel ministre des Affaires ëtran-