‹ Cent projets de partage de la Turquie, 1281-1913 (volume 2)Chapitre 94 sur 280 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Loc. cit., p

2. Projet de paix perpélu lie, par l'Abbé de Saint-Pierre, Utrecht, 1713, I, p. 61 et 576.

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gères des Etats-Unis d'Amérique. Voici comment l'abbé de Saint-Pierre, commentant Sully, s'exprime sur ce point :

II (Henri IV) croyait que la principale source des guerres était le défaut et la privation d'un arbitrage perpétuel, pour terminer sans guerre les différensdes souverains, soit sur les limites, soit sur les injures ou les dommages, soit sur le commerce, soit enfin sur toutes les autres espèces de prétentions réciproques; et à dire vray, cette privation d'arbitrage permanent suffisamment intéressé à vouloir exécuter ses décisions et suffisamment puissant pour les faire exécuter, est la seule et véritable source de toutes les guerres. Il sentit la nécessité de cet Arbitrage permanent et apparemment qu'il en avait pris le premier modèle dans la Société germanique et qu'il avait encore plus perfectionné ce point essentiel, qu'il n'est en Allemagne i.

C'est seulement après trois siècles que rhumantté a pu réaliser ce rêve, en instituant la Cour d'arbitrage de la Haye2 ; les nombreux traités d'arbitrage, signés dernièrement entre les Etats, sembleraient indiquer une tendance de progrès dans ce sens; mais, simultanément, de nombreuses guerres ont éclaté et les nations s'arment de plus en plus. Il ne faut donc pas se faire trop d'illusions sur l'abolition des conflits armés. Mais il est noble et généreux de travailler pour atteindre cet idéal ou s'en approcher.

Sully ne se contente pas d'énoncer vaguement l'idée de l'arbitrage entre les peuples : il précise les détails de l'insti-

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