‹ Cent proverbes (volume 2)Chapitre 141 sur 156 · L'N BARBIER RASE L'AUTRE · texte numérisé non relu

L'N BARBIER RASE L'AUTRE

Fi(;aR(). — Et de deux! Maintenant fiiisons savoir à l'alcade... Oh! justement, voici ce majestueux personnage... Seigneur alcade, deux mois.

L'alcade. — Que me voulez-vous, seigneur barbier?

Figaro. — Où passâtes-vous la nuit dernière?

L'alcade. — Plaisante question ! Et de quel droit?...

Figaro. — Vous avez raison, et peu m'importe. Que ce soit chez Dolorès ou chez Loaïsa , chez Mari-Alonzo ou chez Léonor, cela ne me regarde en rien ; mais ce qui m'importe, et à vous aussi, c'est de n'être pas démenti dans un petit conte que je viens de faire à madame votre épouse.

L'alcade , troublé. — Ma femme ! . . .

Figaro. — Elle vous cherchait tout à l'heure. Votre absence nocturne lui avait mis la puce à l'oreille, et sans le soin que j'ai pris de la rassurer. ..

L'alcade. — Ah ! seigneur Figaro, quel signalé service !

Figaro. — Connnent donc , seigneur alcade , il se faut bien entr aider quelque peu. Sachez, pour votre gouverne, que nous avons passé la nuit entière chez le corrégidor. Nos motifs doivent rester secrets. Tenez-vous-en à cette explication, que j*ai donnée sous la foi du serment. Maintenant, seigneur, si cette nuit, à l'heure des sérénades, vous aperceviez votre dévoué serviteur en bonne fortune... si vous le trouviez, par exemple, sous les fenêtres du docteur Bartholo , prêt à monter chez... chez la duègne Marceline . . . J' espère . . .

L" alcade, souriant. — 11 suftit. Nous nous comprenons à merveille, P^oiis m avez fait la barbe,,.

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UN BARBIKU RASE l'aUTUK.

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