‹ Cent proverbes (volume 2)Chapitre 34 sur 156 · DEMANDE POUR DEUX · texte numérisé non relu

DEMANDE POUR DEUX

(Ml souriiiiil . If nioiisiciir en ^rdiiiinclaiil ; cl hiciilùl Ions les li'ois se diri^vriMit, |)ar les Tuileries, mms la nie de NCriieiiil, où deineiiraient M. et madame de Siiriae.

M. de Plantadc laissa sa l'emme au salou ehc/ madame de Suiviae, et pénétra, avec sou neveu, dans le eahiuel du mari.

Ce cabinet, ^rand et hieu aéré, avait vue sur un jai'din planté d'arbustes exotiques et de magnifiques tillenls. Tout autour de l'appartement s'élevaient des casiers remplis de cartons, et sur les nuu's, tapissés d'une étofTe brune, on voyait divers plans d'édifices et des vues de momnnente d'un aspect sévère. M. de Suriac se tenait assis deriière un bureau ta cylindre surchargé de pajx-rasses et de dossiers. C'était un homme encore vert, portant lunettes; sur son habit noir brillait la rosette d'officier de la Légiond'Hoimeur.

— Toujours occupé! dit M. de Plantadc en entrant.

— Eh! mon Dieu! il le faut bien; la misère est si grande cette année que toutes mes heures sont dues à nos pauvres. Je rédigeais un mémoire au ministre poiu* solliciter l'établissement d'une maison de secours en faveur des fenunes de chambre sans emploi. A quels dangers ne sont |)as e\|)osées ces infortunées dans une ville oii la corruj)tion fait chaque jour d(> nouveaux progrès !

— Ce sera une bien sage institution, ditCeorges gravement.

— M. de IMantade, à (pii jCn ai parie, pourra vous en faire apprécier rimporlance. i^lais puiscpie nous nous intéressez à ces matières, permettez-moi, Monsieui', de vous faire bommag(> d'un volume (pie j'ai uagii('r(> publié sur

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