‹ Cent proverbes (volume 2)Chapitre 35 sur 156 · MOINE QUI DEMANDE POUR DIEU · texte numérisé non relu

MOINE QUI DEMANDE POUR DIEU

rutilité (rime iiiaison de refuge pour les postillons mis à la rélbriue par les clieniius de ler.

— Je le liiai avec d'autant plus d'intérêt que le ministre, jugeant de son mérite par votre réputation, en a fait prendre, je erois, pour toutes les hibliothècpies du royaume.

— Oui, Monsieur, le garde-des-seeau\, M. le ministre de l'Intérieur et celui des Travaux Publics en ont pris deux mille exemplaires. S. M. elle-même a bien voulu souscrire pour les châteaux royaux.

"~ En vous donnant qumze mille francs on n'a pas même payé le premier chapitre de cet excellent travail , dit Georges toujours sérieusement.

M. de Suriac sourit et s'inclina.

— C'est à peine si j'aurai le temps de terminer le travail dont je vous parlais tout à l'heure, reprit M. de Suriac; le gouvernement vient justement de me charger d'une mission en Hollande pour étudier le système pénitentiaire de ce royaimie , et à mon retour je devrai me rendre dans le Périgord, oii s'élève en ce moment une maison de détention dont j'ai fourni les plans. J'en surveillerai les travaux.

— N'avez-vous pas par là un beau domaine? demanda Georges d'un petit air innocent.

— Un modeste manoir qui avait jadis appartenu à ma famille, et que j'ai racheté avec mes économies; c'est la dette du souvenir.

Ouand l'affaire du bureau de bienfaisance fut terminée, M. de Plantade lit demander sa femme.

— Eh bien"? ma tante, dit Georges, que vous a donc

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;i|)|)ris niadiiinc de Siiriiic'? Si clic partage* les ^dùls de son mari, jimagiiic ([iic vous (levez être ('diliée.

— Elle m'a proposé des hillels pour un hal par souscriptiou qu'elle organise au profit des réfugiés Mouléuégrins. .l'eu ai pris (rois,

— Va vous avez bieu l'ail, Ilorlense ; ali ! si toules les familles suivaieut l'exeuiple de ce digue ménage, il n'y aurait plus ni pauvres ni criminels en France!

— Mais, mon oncle, s'il n'y avait })lus de pauvres et plus de criminels, il n'y aurait plus ni maisons de refuge, ni prisons. Que deviendraient les inspecteurs? Ceci ne ferait pas le compte de M. de Suriac.

— Quoi! ce que vous avez vu ne vous a pas converti?

— Ma foi, j'ai vu une foule de cartons et de tiroirs tout cousus d'étiquettes : Mémoires sur les inondés DES Deux-Sèvres... Maisons cellulaires,.. Système de Pensylvanie... Suppression de la gélatine... Quêtes a DOMICILE... Hospice pour les orphelines de la Sarthe... Réforme dans le régime alimentaire... Souscriptions diverses... Plan d'un pénitencier modèle... Recherches SUR l'emploi du navet et de la carotte substitués au RIZ... Préau d'aliénés... Pétitions a examiner... Distributions DE comestibles... MÉMOIRES SUR L'ÉTABLISSEMENT

d'un CHAUFFOIR public l'ai \u hien d'autres choses

encore; mais j'ai vu aussi que M. de Suriac ne niarclie qu'en coupé, qu'il a vingt-quatre mille francs sur le budget à divers titres, qu'il achète par-ci par-là une ou deux terres , et qu'il mange , le ])auvre hounne , dans de la porcelaine de Chine. Quant à sa fennue, elle uc saurait porter une robe si elle n'était de velours ou tout au moins

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