A M. LE MARQUIS DE C
On dit que vous êtes plein de sentiment, monsieur le marquis, et je vous ai toujours distingué de ces êtres machines qui tourbillonnant, bourdonnant autour de moi, sans cesse m'obsèdent. Vous comprendrez donc l'intérêt que je porte à un jeune homme de mes parents qu'on veut enmie-
c'É PAS z'affai moutons. 00
lier clans les armées. .le suis eaiise de sa perte, vu (jik! ses sentiments pour moi l'ont égaré à s'enrôler depuis un mois dans votre régiment sous le nom de Valentin, qui n'est pas le sien. \ Oyez donc le joli soldat que vous aiu'iez, amoureux à n'en pouvoir plus, et qui déserterait comme l'Alexis de M. Sedaine. Allons, monsieur le marquis, rendez-lemoi de suite, ce pauvre garçon. Vous ne trouverez pas toujours une aussi belle occasion d'obliger une petite personne dont l'ingratitude n'est pas le péché mignon, et qui sera heureuse de vous montrer la reconnaissance avec laquelle elle ose se dire , en attendant mieux ,
Votre très-humble servante, M. Miré,
Pensionnaire de l'Opéra.