UN PEU D A I D E
KAIT Gi
Un S'^cours, quoiijuc lu Les [.atins disMieol tUnieniis lecius reddunl; phidi' plus léger. Ce que les Ang!.!:
près pareils : Muny hnnds riu: .
nvnncenl l'oinraxjs.
Une rcllevion qui se préson.
que 1''.'.! ^..^;e ne peut manque!
Un peu d'aide fait grand b;
U iN PEU D A I D E
FAIT GRAND BItN
Un secours, (juoiijuc faible, est sourertl fort utile.
Les Latins disaient dans le même sens : Multœ nianus onus levius reddunl ; plusieurs mains rendent un fardeau plus léger. Ce que les Anglais redisent en ces fermes à peu près pareils : Manij hands make lighl work; plusieurs mains avancent l'ouvrage.
Une réllexion qui se présente tout naturellement, c'etst que l'ouvrage ne peut manquer d'être infiniment agréable
4o4 L'N PEU D'AIDE FAIT GRAND BIEN.
lorsque de jolies mains blanches y viennent aider, comme dans la scène si bien retracée par le crayon spirituel de Grandville.
Aussi voyez quelle satisfaction brille sur la figure épanouie du beau militaire enjambant la barre de la fenêtre, tandis que les deux belles le soutiennent par un bras, afin que l'escalade qu'il a entreprise pour les joindre se termine sans mauvais accident!
On remarquera sans doute que Tune d'elles ne remplit pas sa tâche avec autant de zèle que l'autre. Elle regarde en arrière comme si elle craignait que quelque indiscret épiât leur manège. de ce côté. Cela donne a penser qu'elle n'est pas l'objet de la visite et qu'elle ne doit jouer qu'un rôle de complaisante. Elle aurait moins peur si elle agissait pour son propre compte ; le qu'en dira-t-on n'arrête guère une belle lorsqu'elle suit le mouvement impérieux de son cœur; elle brave le bruit des langues, et la malignité des regards, et toutes les contrariétés ; elle passerait à travers des charbons ardents afin d'arriver plus vite au but où son cœur la mène, car elle sait qu'elle y trouvera le pris: qu'elle désire avant tout.
[Mais la plus intrépide sent faiblir son courage devant une entreprise d'où elle ne peut attendre aucun profit, et la chose qu'elle redoute le plus c'est d'être surprise dans cette position si ridiculement compromettante qu'on désigne par l'expression populaire tenir la chandelle, c'est-a-dire favoriser les accointances d'une autre belle avec un galant courtois sans avoir part i:i la courtoisie.