‹ Centenaire. Discours prononcés au Muséum d'Histoire NaturelleChapitre 3 sur 17 · CR · texte numérisé non relu

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des découvertes faites et des succès croissants qui prolonge la jeunesse heureuse et la belle humeur si féconde; enfin, à la noble et salutaire conscience d’avoir honoré son pays et fait à l'humanité un peu de ce bien qui mérite, en effet, qu’on vive longtemps pour elle, Voilà, Monsieur Chevreul, la belle et grande médecine faite pour des hommes comme vous. C’est grâce à elle que, non seulement vous avez vécu, mais que vous avez erseigné le moyen de vivre longtemps pour être utile. Car, que serait la longueur de la vie pour l'individu, si elle ne servait pas aux autres et, s’il est possible, à tous? Voilà les hautes qualités que les savants de tous les pays avec nous ont proclamées et reconnues en vous; et, s’ils ont voulu prouver aussi par là que la Science, qui appartient à tous, n’a pas de patrie exclusive, vous leur avez heureusement montré aussi par vos actes, Monsieur Chevreul, que les savants n’oublient jamais qu'ils en ont une. C’est pourquoi, aujourd’hui, dans cette magnifique salle où tant d'étrangers et de Français se sont donné rendez-vous pour vous honorer dignement et où viendront vous rendre hommage les flots pressés d’une jeunesse si sensible à la grandeur intelligente, nous sommes si justement fiers que notre grand vieillard aussi à nous, dans la Science, celui qui s'était modestement appelé le doyen des étudiants de France, soit élevé par des acclamations unanimes à la promotion nouvelle, qui n’étonnera pas ses cent années révolues, de doyen des étudiants et des savants des Universités et Académies de tout le monde civilisé.

Discours DE M. JANSSEN,

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