‹ Centenaire. Discours prononcés au Muséum d'Histoire NaturelleChapitre 5 sur 17 · CHER ET VÉNÉRE MAITRE · texte numérisé non relu

CHER ET VÉNÉRE MAITRE

Les Universités d’'Upsal, de Copenhague, de Lund et de Christiania, ainsi que les Académies des Sciences de la Suède, du Danemark et de la Norvège, m'ont délégué pour vous présenter leurs hommages et leurs félicitations à l’occasion de votre centenaire. L'Académie royale des Sciences de Danemark salue en vous un membre associé depuis cinquante-trois ans. L'Académie royale des Sciences de la Suède honore en vous le collaborateur et l’ami intime de Berzelius, associé de l’Institut de France, l’illustre savant qu’elle se glorifie d’avoir eu pour secrétaire perpétuel.

Nous tous, délégués des Académies étrangères, nous saluons en vous le doyen et le maître de tous les savants, qui a pu suivre le développement de la Chimie depuis ses premières fondations comme science exacte, et qui a pu y contribuer si puissamment.

Jusqu'à un àge que les hommes atteignent rarement, vous avez conservé toutes vos facultés intellectuelles merveilleuses et surtout vous avez gardé le cœur tout jeune, le feu sacré de la Science et la foi dans le progrès continuel des sciences et de l'humanité. C’est ce feu sacré, c’est cette foi inébranlable qui vous a soutenu les forces physiques et qui vous a permis de continuer à travailler au progrès de la Science.

L'homme n’est réellement heureux qu’en travaillant sans relâche. Vous êtes, Monsieur Chevreul, cet homme heureux. Notre vœu, c’est que vous le restiez jusqu’au dernier de vos jours.

Discours DE M. LE coLonez Le Mar,

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