‹ Centre complet d'Élevage surveillé des Hospices de Montpellier (Œuvre préventive d'abandon)Chapitre 16 sur 31 · NAT · texte numérisé non relu

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tretenir les 130.000 pupilles de l’Assistance ; il y a : 10.000 abandons par an, dont plus de la moitié meurent avant da fin de la première année ; Le reste grandit dans la misère physique et morale la plus abjecte pour devenir souvent des hommes dangereux pour la société. 4

Pour obtenir un résultat pareil, il] n'avait pas besoin de prendre tant de voies détournées : le mont Taygète des Grecs était plus pratique et surtout plus bon marché. | Sur 42 dépar:ements étudiés dans la thèse d’Ivan RoussEL, 3 seulement donnent un secours mensuel de 150 francs pour les premiers six mois, 6 donnient des taux de 60 à 100 francs, les autres, des taux variant entre 15 et 60 francs. Une femme seule ne peut pas vivre avec ces SeCOUTS.

Dans l'Hérault, les secours préventifs d'abandon sont de 150 francs par mois pendant la première année, 90 francs par mois pendant la deuxième année et 60 francs par moïs pendant la troisième année,

Pour résumer l’œuvre préventive de l’Assistance - Publique, on peut citer les mots de Dueuir : Dans les bureaux d'abandon, dit-il à la femme, « on te marmonne queques vagues conseils de garder ton enfant et quelque obscure promesse de secours. Si tu ne réponds pas, on recevra ton enfant, on s’occupera, de lui jusqu’à sa majorité ; tu n’auras aucune charge, tu peux aller tranquillement à de nouvelles amours ; tu peux ‘travailler, n’ayant à supporter que ta nourriture «et ton entretien. Si, au contraire, comme c’est ton devoir, tu gardes ton enfant pour le nourrir et pour Pélever, on ‘te donnera un secours, mais un secours avec lequel i] est matériellement impossible que tu puisses vivre avec ton enfant. Tu seras obligée de

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travailler et, cependant, les premiers mois, tu ne peux pas. Abandonne donc ton enfant » (IL. RousseL, thèse, 1929).

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