ÉTAT
ser à un centre supérieur : le bulbe. Or celui-ci ne sau- , rait être mieux influencé que par une action sur la pituitaire, où s’entrecroisent en tous sens des filets sympathiques et ceux du 5°. Et ainsi nous nous rapprochons insensiblement des théories de Bonnier qui, Sans avoir en main les données anatomiques et physiologiques que nous possédons actuellement arrivait à des résultats thérapeutiques des plus intéressants par des procédés qui à ce moment étaient tout empiriques.
N'oublions pas au point de vue physiologique, que la muqueuse pituitaire est un point d'élection pour le départ de réflexes de toutes sortes: coryza spasmodique, spasme facial, éternuements, spasme laryngé, asthme : < 1° Une excitation piluitaire locale peut donner une réaction pituitaire à distance : ce sont des réflexes inconscients de ce genre, qui règleraient le tonus vasculaire de cette région ; 2° Une excitation pituitaire locale peut déclencher une action à distance extra-nasale: le type de ce genre de réflexes est le réflexe nasofacial, se manifestant par du larmoiement, de la mydriase, de l'injection de la conjonctive, parfois des sueurs de l’hémiface après lirritation de la muqueuse. ( £ 3° Enfin une excitation à distance peut donner une réaction au niveau de la piluitaire, mais ce cas ne nous intéresse pas pour l'étude des céphalées rhinogènes ou des algies faciales par réflexe à point de départ nasal.