LOUE
traumatise suffisamment la muqueuse, on sectionne un nombre assez important de filets nerveux pour qu'on puisse admettre qu’on substitue par ces manœuvres opératoires un tonus neuro-végétatif normal de la pituitaire à ce déséquilibre trigémino-sympathique qui se trouve à l’origine de tant de céphalées et de tant d’algies faciales. Bien mieux, Worms cite un cas où il existait une sinusite sphénoïdale suppurée sans céphalées : on ouvre le sinus sphénoïdal pour le drainer et c’est après cetle intervention seulement qu'apparaît la céphalée ! Ce fait d'observation démontre d’une façon indubitable que la muqueuse d’un sinus même suppuré peut ne pas déclancher la céphalée, et qu’au contraire l’acie opératoire peut créer celle-ci en ébranlant un tonus trigénimo-sympathique jusque-là bien en équilibre.
Sargnon et Bertein sont persuadés que dans tous ces cas de « céphalée par sinusite latente » unecautérisation d’un point éloigné de la muqueuse pituitaire donnerait le même succès thérapeutique que l'ouverture des sinus, ce qui pour ces auteurs démontre bien que cette céphalée n’est pas due à une lésion limitée des sinus, mais à un trouble fonctionnel ayant son origine dans la viciation du tonus nerveux de la muqueuse. Cette proposition, vraie pour la céphalée réflexe pure, ne l’est plus pour les céphalées mécaniques, de beaucoup les plus fréquentes.
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