Sous-genre Ophiiiiocernê. Barr
Le nombre des espèces, que nous associons dans ce sous-genre, s'élève à 8, qui sont énumérées sur le tableau Nr. 49, p. 510, Texte IV.
Parmi ces 8 espèces, 2 seulement appartiennent à la faune seconde et leur origine coïncide avec celle des premiers Nautilides,
Revue des genres et sous-genres. * 109
dans les contrées de la zone septentrionale d'Europe. Les 6 autres espèces appartiennent aux premières phases de notre faune troisième. Il y a entre ces 2 séries, d'abord une différence dans l'époque de l'apparition et une autre dans leur distribution géographique.
n résulte de la première différence, combinée avec la seconde, qu'on pourrait supposer une intermittence assez prolongée dans l'existence des représentants de ce type. Nous rappelons, que nous avons déjà signalé une apparence semblable dans la succession des espèces des genres Trochoceras et NautUus^ ci-dessus, pp. 89—90. Comme les espèces de Ophidioceras paraissent rares dans le Nord de l'Europe, nous ne nous croyons pas en droit de considérer cette intermittence comme absolue.
Les connexions qui existent entre Ophidioceras et Lituites, d'après leur ouverture contractée à 2 orifices, sembleraient permettre de supposer, qu'ils sont liés Tun à l'autre par une connexion génétique. Mais, comme Ophidioceras apparaît en même temps que Lituites, rien ne peut justifier cette supposition. Nous ajoutons, que nous ne connaissons jusqu'à ce jour aucune forme, qui puisse être Considérée comme intermédiaire, c. à d. comme présentant un commencement de crosse droite, excepté les 3 espèces de Bohême, que noÉs nommons Ophid. proximus, Ophid. rudens, PI. 45 et Ophid. tessellatus, PI. 97. Mais, il faut remarquer que ces espèces, comme toutes celles de la Bohême, ayant apparu dans les premières phases de notre faune troisième, ne peuvent représenter qu'une transition anachronique, semblable à celle que nous signalons, en divers cas analogues.
Nous avons d'ailleurs rappelé quelques autres différences entre le genre et le sous-genre comparés, ci-dessus, p. 511, Texte IV.