‹ Céphalopodes. Études générales. Extraits du Système silurien du centre de la Bohême. Vol. II, texte v. Chap. XVII-XIXChapitre 62 sur 89 · Gtenve GaniaHteg. de Haan · texte numérisé non relu

Gtenve GaniaHteg. de Haan

Ce genre apparaît subitement en Bohême, durant le dépôt de notre bande f 2, tr. k d. dans une phase de nôtre faune troisième, qui corresiM>nd à une intermittence totale dans le genre Ncmtilus, Cette circonstance seule ferait hésiter à reconnaître Goniatites, comme dérivant immédiatement de Ncmtilm, d'auta;nt plus que nous ne connaissons jusqu'à ce jour» dans les premières phases de la faune troisième, que les 5 espèces de notre bande e 2 et 2 autres^ qui ont été signalées dans les Etats de Wisconsia et Illinois sur un -harizon comparable* Voir notre tableau Nr. 22, p. 438, ïterte^, partie IV.

Mais,* une autre circonstance bien plus grave s'oppose a la croyance de cette fiUatîon. C'ept que la partie initiale ou embryonnaire de Goniatites, caractérisée par i^apparence d'un oeuf distinct de la spire, cOatraste totalement avec celle dé la partie correspondante de Nàûtilus, qm offre une pointe plus ou moins arrondie, formant rèxtréniité de la coquille conique.

Nous avons présenté sur ces contrastes des observations convenables dans notre Chap. XVII, 2^°^® partie, ci^dessus, p. 63. à 78^ et il serait superflu de les reproduire ici. Nous rappelons seulement, .que nos conclusions établissent, même au point de vue des théories, Ji'impo33ibilité d'admettre, qae Goniatites descend de Nautilm par filiation, (p. 78^)

Après l'apparition des premiers Goniatites en Bohême, nous -remarquons d'abord une intermittence très prononcée dans Texistence de ce genre, durant le dépôt dei notre bande calmire gl, qui est trè» puissante. C'est seulement vers son sommet^ que Goniatites reparaît dans notre bassin, pour se propager dans les bandes, qui renferment les. dernières phases de notre, faune troisttmiB. .

On sait, que les premiers Goniatites dévohiens sont très analogues, par la simplicité de leur suture, aux Goniatites siluriens de la BohémeV Pour ce motif, lés uns et lés autres sont considérés comme formait le groupe de& NoMtilini, dénomination qui indique deô apparences très rappoohées du genre iNamtilus. Mais, d'après

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le contraste que nous venons de rappeler entre les embryons, Fimportance de ces apparences se trouve très réduite.

N'ayant pas pu étendre nos études aux formes des Goniatites, comme à celles des Nautilides, nous sommes par conséquent hors d'état de présenter une énumération exacte des premiers. Nous avons donc adopté provisoirement les nombres, qui nous ont été indiqués par M. le Doct. J. J. Bigsby. Ils sont inscrits sur la p. LVII, qui termine notre énumération des Céphalopodes, dans l'Introduction en tête de notre texte, partie IV.

D'après les communications bienveillantes de ce savant, le développement maximum des Goniatites a eu liea durant les faunes dévoniennes, en Europe, tandisqu'il était très faible en Amérique, dans les faunes correspondantes. Il a ensuite éprouvé en Europe un affaiblissement notable durant les faunes carbonifères. Mais, par contraste, cette réduction correspond à une augmentation en Amérique. En somme, d'après les chiflfres communiqués, M. le Doct. Bigsby énumérait, en 1874, 180 Goniatites dévoniens, sur les deux continents et seulement 123 dans les faunes carbonifères.

Ce dernier nombre est encore assez considérable, pour que nous soyons étonné de ne plus découvrir la trace du genre Goniatites parmi les Céphalopodes permiens, tandisque les Nautiles et les Orthocères, représentés dans les faunes carbonifères par des espèces, dont le nombre est inférieur à 123, se maintiennent encore dans la dernière faune paléozoique.

Ainsi, il nous reste quelque doute au sujet de l'époque, où le genre Goniatites s'est éteint. Nous avons remarqué dans l'ouvrage de M. le Doct. Gust. Laube les passages dans lesquels il expose les motifs, qui l'ont déterminé à exclure les espèces de Goniatites^ qui avaient été signalées dans, les faunes triasiques de S* Cassian, par le Comte Munster et le Prof. v. Klipstein. N'ayant point sous les yeux les matériaux nécessaires pour étudier cette question, nous nous abstenons de tout jugement personnel, en adoptant les conclusions de M. le Doct. Laube.

Il suivrait de ces documents, que le genre GoniatiteSy après une apparition subite vers la fin de la période silurienne, a traversé les âges dévoniens et carbonifères, pour disparaître soudainement, sans que l'époque de cette disparition soit bien déteiminée.

Il serait hors de propos d'évoquer ici la question de savoir, si les Goniatites sont réellement les ancêtres des Anmionides. Mais,

Revue des géntes 6t sous-genres. 123

nous constatons l'étonnement, que nous avons éprouvé, lorsque, en étudiant le bel ouvrage de M. le Doct. v. Mojsisovics, sur les faunes triasiques de Hallstatt, nous avons appris que ce savant n'hésite pas à reconnaître dans Gon. emaciatus de Bohême le premier ancêtre connu du nouveau genre Finaeoceras, comme aussi dans Gon. plebeius Taïeul primitif des Arcestes typiques. (Bas Gebirge um Hallstatt, p. 43 — 78.) Nous attendrons patiemment les preuves de ces assertions, sans les exiger.

Les Goniatites ayant leur goulot dirigé vers l'arrière et les Ammonites vers l'avant, il serait indispensable d'exposer quelques espèces, montrant la transition entre ces deux conformations diamétralement contraires.

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