Sous-geni'e Clyn^enia. Mûnst
Dans une étude intitulée: Parallèle entre les Nautïlides et les Ooniatides . . . &c . . . p. 728, Texte, partie IV, nous avons exposé les documents les plus importants au sujet du type Clymenia, D'après ces documents, nous croyons avoir justifié notre nouvelle opinion, savoir, que Glymenia représente un sous-genre de Goniatites, principalement caractérisé par son siphon dorsal, en opposition totale avec le côté ventral de la coquille.
Les faits les plus remarquables, que nous observons dans ce sous-genre, consistent d'abord dans son apparition et sa disparition également soudaines.
La première apparition a eu lieu à une époque, où il existait encore de nombreux Goniatites, dans lesquels on ne peut cependant découvrir, jusqu'à ce jour, aucune forme de transition, entre le siphon ventral et le siphon dorsal.
Ce fait est analogue à celui, que nous venons de signaler pour Goniatites par rapport à Nautilîis. Mais il est encore plus frappant, à cause de la coexistence des Goniatites ave^ les Glymenia; coexistence qui n'a pas eu lieu entre Nautilus et Goniatites, en Bohême.
Un second fait, qui doit attirer notre attention, c'est que la diffusion géographique de Glymenia est restreinte à quelques contrées d'Allemagne et d'Angleterre. Sous ce rapport, comme sous celui de son extension verticale, Glymenia peut être comparée à Huronia, sous-genre de Orthoeeras.
iOfi iHstrikitioît vmicide.
Malgré Fextinctton subite de Clpmema^ à la fin âes» iaunes dévoaiennes, s'il est vrai suivant les théories, que ce sous^genrè soit dérivé de Goniatitesy coam^ les Âimmanites des âgesaubséqueiits, nous devons être élonné^n voyant que, dans k famille entière -dep ÂmmoQides, aucune espèce n'a jamais poéâédé mi siphon em opposir tion avec le côté ventral. Gepends^nt, on aurait pu s^'attéûdirei d'après le/ principe supposé de l'atavisme, que cette combmaison,^ aIirès^s'êt^e manifestée une première fois dans les Œynienia, se reproduirait; tôt ou tard dans quelque autre descendant du genre GonidUtes.,
. Remarquons encore les analogies, qui existent entre Olpmmia et Aturia sous-genre àeNcmtilus. L'un et l'autre de ce& sous^gci^^es nous montre une existence relativement courte, entre use apparition et une disparition subites. L'un et l'autre est caractérisé par la prolongation des goulqte Jny^nés» Cependant,/ cette conformation n'est pas étendue à toutes les espèces de Clyménies. Enfin, ces 2 types se distinguent également par leur siphon en opposition complète avec le côté ventral, conformation très rare parmi les Nautilides. îJous voyons donc dans c^ 2 types, la réapparition des mêmes combinaisons, dans des^ coquillesappartenant à-des faniilles différentes, après un intervalledetçmps qui comprend les âges géologiques, à part^T des faunes diévonienneç jusqu'aux faunes éçîc^eç.
III. Observations générales sur la distribution verticale des types dés Céplialopodès.
Aprte avoir parcouru la série . des tyjpes des C^phaloçpdefe, nous avojas à présenter quelques observations générales, qui sont relatives à leur ensemble. . . ././.;.
J. Apparition 4e 12 types primitifs à rorigine de la. faune
'•seconde. . ^ . . .,;,.;, -..^ „■
1. Ains! que nous Pavons constaté en 1670, dans notre Distribution, la première iapparition des Céphalopodes, xians fénëèinbïe des contrées siluriennes, se compose de 12 genres ou sous^gëhrés distincts, abstraction faite de Iketocefas^ ausujet duquel nous n'avons pas toute sécurité. Nous énumérons; ces type^, en indiquant pour . chacun 4'eux les contrées, dans lesquelles ^a ; première ;appari(iân a été constatée^ durant la première phase de ' la faune > secon^fe. Nous rappelons le nombre des espèces conauesv^à ^eette^ ^wwji^/ v^^
Observations générales.
Tabl. N- 3. Genres et sous-genres primitift, apparaissant à Torigine de la faune seconde.
Genres et sous-genres
Uontrées
fïcmbre
IWmi] ^éulogiqoti
1 Troehoeeras, Barr. Hall.
2 Nantilus .... Linné.
Si-g. Discoeeras . . Barr.
Cyrtoceras ... Goldf.
5 s.-g. Pïloceras . . Salter.
Orthoceras . . . Breyn.
s.-g. Endocerm . . Hall.
Lituites Breyn.
s.-g. Ophidioceras . Barr, Cromphoeeras . . Sow.
Bathmoceras . . l^arr.
Baetrites . . . .Sandb.
Ensemble
Terre-Neuve
r Terre-Neuve l Canada .
rNorwége t Russie .
^Angleterre iNorwége I Suède . .
(Russie .
rCanada .
I Terre-Neuve ^Ecosse
Terre-Neuve Canada .
New-York Wisconsin Missouri Angleterre Norwége Suède. .
Russie .
Bohême .
Canada .
Angleterre Russie .
Suède. .
Norwége Bohême .
Canada .
Norwége Suède. .
Russie .
Bohême .
rNorwége l Russie .
Russie .
r Bohême .
ISuède . .
r Russie .
l Bohême .
mr
jgrès calcifère.
I calcaire à Orthocères.
Trémadoc.
[calcaire à Orthocères.
jgrès calcifère.
Llandeilo inférieur.
grès calcifère.
Llandeilo inférieur, [calcaire à Orthocères.
bande dl.
grès calcifère.
Llandeilo inférieur.
jcalcaire à Orthocères.
bande dl.
grès calcifère.
>calcaire à Orthocères.
bande dl.
jcalcfûre à Orthocères.
calcaire à Orthocères.
bande dl.
calcaire à Orthocères?
calcaire à Orthocères.
bande dl.
164 espèces.
126 Distribution verticale. •
En ajoutant 1 Tretoceras de la bande dl en Bohême, espèce douteuse, nous retrouverions exactement le nombre 165, qui a été calculé en 1870 et mentionné dans notre distribution, notamment p. 217— 4<» et p. 391—80.
Nous ne nommons que 10 contrées diverses, dans l'énumération qui précède. Nous nous abstenons de citer celles, dans lesquelles la première phase de la faune seconde n'est pas encore suffisamment déterminée, comme la France, l'Espagne . . . &c . . .
Avant d'aller plus loin, il est important de remarquer, qu6 les 12 types énumérés sur le tableau qui précède, comme représentés à l'époque de la première apparition des Céphalopodes, constituent presque la moitié des 25 types de cet ordre, qui ont surgi durant l'ère paléozoique. Ce rapport serait à peine modifié, si nous ajoutions Aturia, qui appartient à la famille des Nautilides, en qualité de dernier rejeton.
Il est impossible à l'intelligence humaine, d'après les faits paléontologiques aujourd'hui connus, d'assigner upe cause plausible à un fait de cette nature, à moins de recourir à l'intervention d'un Créateur.
Un fait analogue se présente durant les faunes triasiques, offrant une grande richesse en Céphalopodes, surtout de la famille des Ammonides, après les faunes permiennes, qui n'ont fourni que 9 espèces de Nautilides et pas une seule d' Ammonides.
Les 12 genres ou sous-genres, qui composent le premier groupe d'apparition des Céphalopodes, dans la première phase de la faune seconde, ne se trouvent pas concentrés dans une seule contrée. Au contraire, ils sont disséminés dans les diverses régions siluriennes, dont chacune en présente un nombre inégal. Seulement, le genre Orthoceras se montre dans le plus grand nombre des contrées, qui possédaient une faune à cette époque, c. à d. dans 10.
Endoceras était alors répandu dans 6 contrées et Lituites seulement dans 5; Cyrtoceras, dans 4. Nous trouvons un chiffre moindre pour chacun des autres types. On conçoit que ces nombres sont en partie dépendants de l'état des recherches dans chaque région.
Le nombre des types primitifs diffère très-peu de celui que nous constatons à 2 autres époques, durant la série des âges siluriens.
Observations générales. 127
En eflfet, notre diagramme p. 84, montre que, sur l'horizon (lu plus grand développement spécifique des Céphalopodes, c. à d. dans les premières phases de la faune troisième, il existait 13 types. Ce chiffre serait identique avec celui de la première apparition, si nous n'avions pas éliminé Tretoceras.
Le troisième horizon silurien, qui se distingue par le nombre de ses types génériques, est celui de notre bande g 3, dans laquelle nous en comptons 11. Ce nombre diffère peu de ceux de 12 ou 13 reconnus sur les 2 autres horizons comparés. Nous pouvons même nous rendre compte de cette petite différence, en considérant que l'horizon de g 3 n'est représenté dans aucune autre contrée silurienne d'Europe et que les groupes de Helderberg, que nous lui assimilons en Amérique, n'ont fourni jusqu'à ce jour qu'un très petit nombre de Céphalopodes.
D'après la multiplicité et le graqd espacement géographique des contrées, qui possédaient des Céphalopodes à l'origine de la faune seconde, il est évident, que les 12 types coexistants à cette époque ne pouvaient pas provenir d'un centre unique. Ils se trouvaient dans la même condition que les 13 types à l'origine de la faune troisième et que les 11 types vers la fin de la même faune. Cette sorte de constance, dans le nombre des types, à ces trois époques si espacées, doit nous étonner, sans que nous ayons aucun moyen d'en expliquer la cause. Nous voyons seulement, que les types de comte durée c. à d. secondaires ou locaux, qui s'éteignaient dans quelques contrées, étaient remplacés par d'autres types secondaires, apparaissant dans d'autres régions, avec une sorte de régularité, que nous allons signaler dans leur nombre, à chaque époque.
2. Classification et répartition verticale des types cosmopolites et des types locaux.
Dans notre Distribution des Céphalopodes, nous avons séparé les types en 2 catégories, que nous avons distinguées par les noms de : types principaux ou cosmopolites et types secondaires ou locaux. (Voir nos diagrammes, p. 142, 4^ et p. 256, 8^.) En maintenant ces distinctions, qui nous paraissent utiles, nous devons d'abord rectifier nos diagrammes, dans lesquels il s'est glissé 2 lacunes pendant l'impression, au droit de Gomphoceras et Orthoceras. Nous devons ensuite avoir égard aux nouvelles observations, que nous
Distribution verticale.
avons feite3 depuis 1870. Ces rectifications et additions sont déjà indiquées sur notre diagramme, Tableau Nr. 1^ p. 84.
Nous avons distingué les types principaux par des caractères plus forts. Us sont d'ailleurs aisés à reconnaître par la figure, qui représente leur extension verticale et leur richesse approximative.
Ces types sont au nombre de 12, savoir, d'après l'ordre de notre diagramme: